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Cinema«Star Trek» revient avec un héros gay

Le treizième film de la saga, qui fête ses cinquante ans, revient aux origines de la saga en mettant l'accent sur l'exploration et la découverte de mondes étranges.

Une guerrière extra-terrestre inspirée de l'actrice Jennifer Lawrence, la révélation de l'homosexualité du pilote historique du vaisseau Enterprise: le dernier opus de «Star Trek», en salles mercredi, a fait beaucoup parler de lui.

Sorti le 22 juillet aux Etats-Unis, ce film réalisé par Justin Lin a pris largement la tête du box office américain lors de sa sortie.

Ce treizième film de la saga Star Trek, qui fête ses cinquante ans, revient aux origines de la saga en mettant l'accent sur l'exploration et la découverte de mondes étranges.

Dans ce dernier volet, le capitaine du vaisseau Enterprise James T. Kirk (Chris Pine) visite une planète où il agit comme une sorte d'ambassadeur pour conclure un traité de paix entre deux peuples ennemis.

L'acteur Simon Pegg, qui incarne Scotty l'ingénieur en chef de l'Enterprise et a écrit le scénario, a raconté à la presse que les scénaristes avaient aussi voulu créer un «personnage de femme très indépendante, pleine de ressources».

«Nous n'avions pas de nom pour elle donc nous avons pris l'habitude de l'appeler +Jennifer Lawrence de +Winter's Bone+», un film dans lequel jouait l'actrice américaine en 2010, a-t-il ajouté.

«Et ça a commencé à être pénible de dire +Jennifer Lawrence de Winter's Bone+, c'est long comme nom», a poursuivi le Britannique de 46 ans, expliquant avoir alors utilisé le surnom de l'actrice de 25 ans, «J-Law».

Apparence reptilienne

Progressivement, «c'est devenu Jaylah», choisi pour nommer la guerrière alien au visage blanc strié d'une sorte de tatouage tribal noir incarnée par Sofia Boutella.

«Star Trek: sans limites» accueille un autre nouveau: l'acteur britannique Idris Elba, méconnaissable dans son costume du méchant Krall à l'apparence reptilienne.

La sortie du long-métrage, troisième volet de la nouvelle franchise adaptée par J.J. Abrams depuis 2009, a été accompagnée aux Etats-Unis par une polémique: Hikaru Sulu, l'un des personnages principaux de la saga de sciences fiction qui vient de fêter ses 50 ans, est homosexuel.

L'acteur américain George Takei, qui a incarné Sulu dans la série télévisée des années 1960 et dans les premiers longs métrages, a estimé auprès du magazine américain de cinéma Hollywood Reporter que cette décision était «vraiment fâcheuse».

Dans un long texte posté sur Facebook, l'acteur de 79 ans, ouvertement homosexuel, a expliqué ne pas être déçu par l'arrivée d'un personnage appartenant à la communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuel, transgenre) dans «Star Trek», simplement que celui de Sulu ait été choisi.

Sortie endeuillée

Simon Pegg a estimé que cette polémique n'était générée que par des gens «qui aiment envenimer les choses».

«George et moi nous envoyons des emails en permanence - de bonnes, longues, jolies discussions sur ce sujet - et nous sommes dans les meilleurs termes», a-t-il indiqué.

«Nous n'avons jamais un mot plus haut que l'autre ou quoi que ce soit d'autre. Et c'est une super discussion à avoir. Je suis réellement heureux de la façon dont les gens en parlent et réagissent et je suis toujours un grand fan de GT» (George Takei), a poursuivi l'acteur.

L'acteur américano-coréen John Cho, qui joue Sulu dans la trilogie, a confié à des journalistes avoir «pensé que c'était une belle idée» lorsqu'il a appris que son personnage devenait homosexuel rétroactivement.

Pour Simon Pegg, la principale difficulté a été la décision du réalisateur de détruire le mythique Enterprise au début du film. Avant d'être convaincu que l'idée était bonne.

La sortie de «Star Trek: sans limites» a été assombrie par la mort, le 19 juin à 27 ans, d'une des vedettes de la saga, l'acteur Anton Yelchin, alias le chef de la sécurité Pavel Chekov. Il a été écrasé par son propre véhicule chez lui à Los Angeles.

(AFP)

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