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PhotographieStars, politiciens ou sans-grade, ils craquent tous pour le selfie

Depuis la cérémonie des Oscars de dimanche dernier, nul n'est censé ignorer le selfie. Mais qui est-il vraiment?

par
Michel Audétat
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Le Dalai Lama poses pour un selfie' avec le blogger et activiste Alek Boyd.

Le Dalai Lama poses pour un selfie' avec le blogger et activiste Alek Boyd.

Keystone

Pas facile d'établir sa généalogie. On peut la faire remonter à Rembrandt si l'on entend insister sur la dimension de l'autoportrait. Plus près de nous, on peut aussi considérer le bon vieux photomaton comme un de ses proches parents. Bref, il est d'ascendance incertaine, et s'éparpille en sous-genres variés. Si vous grimacez devant l'objectif, vous réalisez un «uglie». Et si vous montrez vos fesses plutôt que votre tête, c'est au «belfie» que vous vous adonnez. De leur côté, les fêtards font un «drelfie» en se photographiant bourrés. Les paysans pratiquent le «felfie» où ils apparaissent avec les animaux de leur ferme (une vogue en plein essor).

Même le pape

Et quand la chanteuse Kylie Minogue s'affiche sur Instagram avec son coiffeur, ce n'est pas à proprement parler un selfie mais un «couplie». Les experts sont chatouilleux sur le lexique: ils précisent que le terme ne convient pas non plus pour désigner une photo de groupe comme celle des Oscars qui serait en réalité un «usie».

Désormais, nul n'échappe au selfie. Pas plus votre garagiste que les starlettes hollywoodiennes ou le dalaï-lama. Les politiques, les artistes, les sans-grade, tout le monde y succombe. Même le pape François qui a cédé aux sollicitations de quelques jeunes Italiens l'été dernier (un «popie»?)

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