Cyclisme - Stefan Küng: «Home sweet home»
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CyclismeStefan Küng: «Home sweet home»

Retrouvez la chronique que le cycliste saint-gallois tient dans «Le Matin Dimanche».

par
Stefan Küng
Freshfocus

La maison, pour un sportif d’élite, c’est vraiment ce qu’on appelle la maison: un élément central, un lieu où l’on se retrouve, où l’on se ressource. En tant que cycliste professionnel, je passe tellement de temps sur la route ou dans des chambres d’hôtel, depuis des années, qu’il est très important d’avoir un endroit où l’on peut se reposer, mais aussi et surtout sortir un peu du monde du cyclisme.

J’adore être chez moi. Dès que je sors de l’avion pour rentrer, tout le stress de la course retombe - même si je n’arrive pas toujours à dormir quand c’est au soir d’une classique, avec l’adrénaline. Pour moi, ça a toujours été important d’avoir un appartement qui me plaît beaucoup. Les périodes où je suis chez moi en Suisse, à Frauenfeld, sont en général des phases où je n’ai pas trop envie de sortir, où je dois plutôt me concentrer sur le boulot qu’il y a à effectuer; c’est souvent durant les phases de préparation. D’où l’importance de se sentir bien chez soi.

La maison, c’est aussi l’occasion d’inviter des amis, la famille, de parler d’autre chose que de vélo. Il m’arrive quand même de sortir de temps en temps. Mais le plus important, c’est de pouvoir rentrer chez soi et de sentir que c’est le bon endroit pour souffler, recharger les batteries.

Après, il est aussi important d’avoir un bon réseau de personnes près de chez soi, à commencer par un médecin sportif compétent. Il y a un suivi médical important, avec les tests sanguins que nous sommes obligés de pratiquer de temps en temps, afin de garder sous contrôle toutes les valeurs importantes pour notre santé.

Pour nous, il est extrêmement important de ne jamais tomber malade, afin de pouvoir nous entraîner comme il faut et d’être performants en permanence. Dès qu’il y a un petit problème, un début de blessure, on doit pouvoir réagir tout de suite avec un médecin. La semaine dernière, par exemple, après ma chute au Tour de Romandie, j’avais besoin d’un physiothérapeute pour me remettre d’aplomb, me prodiguer des traitements, des soins musculaires. Il m’a retapé pour que je puisse de nouveau rouler à 100%.

Sur les courses, nous sommes massés tous les jours, j’ai donc un masseur près de la maison pour mieux récupérer après les entraînements. J’ai aussi un ami, en ville, qui examine mon vélo dès que j’ai un problème mécanique - il est toujours là pour un petit service.

La maison, ça signifie surtout la famille, ma copine qui me soutient à fond. Si j’ai le moindre problème, quel qu’il soit, elle est présente pour moi - elle sait qu’en période de course il ne faut pas trop attendre de moi. Son soutien indéfectible, de même que celui de mes proches, est très important pour mon équilibre, ma carrière. Quand on part aussi souvent de chez soi, c’est précieux de savoir qu’on retrouvera ce qu’on a laissé en rentrant.

Cette chronique est assurée en alternance par Julien Wanders, Théo Gmür, Alan Roura et Stefan Küng

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