Chronique: Stefan Küng: «Un amour d’Italie»
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ChroniqueStefan Küng: «Un amour d’Italie»

Retrouvez la chronique que le cycliste saint-gallois tient dans «Le Matin Dimanche».

par
Stefan Küng
Freshfocus

Comme je viens d’y passer deux semaines avec les Strade Bianche et Tirreno-Adriatico, aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’Italie. Même s’il s’agit d’un pays voisin de la Suisse, je ne le connaissais pas vraiment jusqu’à ce que je coure le Giro 2015, qui était aussi mon premier Grand Tour. Cette année-là, la première étape était partie de San Remo pour longer la côte ligurienne - là où il y a les Cinque Terre - et arriver à La Spezia. Puis nous avions traversé la Toscane, avant de descendre plus au sud. Les paysages sont tellement magnifiques, divers, tu es souvent entre la mer et la montagne. Franchement, je suis tout de suite tombé amoureux.

L’Italie, ce sont les gens aussi, dont tu sens qu’ils sont ouverts, passionnés. Le Tour de France est sans doute la plus grande course au monde. Mais le Giro, c’est autre chose. Avec les tifosi derrière nous, on sent une amplitude plus grande sur l’échelle de l’émotion, tous les petits villages sont peints en rose, c’est génial. En mai, en général, il fait déjà bon là-bas. Alors après le repas du soir, j’allais souvent me promener dans les localités où nous faisions étape. C’est en général très beau et à travers l’architecture, tu peux voir les différentes couches de l’histoire, depuis les Romains. Il y a de telles variations culturelles, que tu sois dans les Dolomites ou dans les Pouilles.

Les gens voient vite que tu fais partie du Giro et, comme ils sont très liants, ils viennent te parler. Comme j’étais frustré de ne pas pouvoir échanger avec eux, j’ai tout de suite téléchargé une application pour apprendre un peu la langue. J’ai continué l’année d’après, en 2016. Comme je ne suis pas trop timide et que je n’ai pas peur de faire des erreurs, ça va, je ne me débrouille pas mal. Le fait de connaître le français m’aide, et je peux m’exercer avec l’un des masseurs de la Groupama-FDJ, qui est italien.

« Mon plat préféré? Avant la course, un risotto; et après, une pizza»

Stefan Küng

L’Italie, évidemment, c’est aussi la nourriture. Les antipasti, avec tomates-mozzarella ou autres, les primi piatti avec les pâtes, les risottos, j’adore ça. Notre chance, avec tout ce qu’on brûle dans la journée, c’est qu’on peut manger beaucoup - c’est moins lourd et gras que la cuisine française. Mon plat préféré? Avant la course, un risotto; et après, une pizza.

Je n’ai plus eu l’occasion de retourner sur le Giro, depuis 2016 - j’ai hâte que cela se reproduise. Je ne ferai pas Milan-San Remo non plus, cette année, parce que je me concentre sur les Classiques ardennaises. Mais pour compenser, et pour partager mon amour de l’Italie avec ma copine, il nous est arrivé de nous y rendre en vacances.

Nous étions notamment allés sur la Côte amalfitaine - Sorrento, Positano. Quand tu y es hors saison touristique, les gens sont encore plus disponibles, aimables, beaucoup d’échanges sont possibles. C’est comme ça que je me suis rendu compte que le gars qui nous a loué un scooter à Amalfi était, pendant des années et sur toutes les étapes du Giro, le responsable de la banderole à 25 kilomètres de l’arrivée.

Cette chronique est assurée en alternance par Julien Wanders, Théo Gmür, Alan Roura et Stefan Küng.

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