Football: Stéphane Henchoz balance à tout-va

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FootballStéphane Henchoz balance à tout-va

Le nouvel entraîneur du FC Sion s'est exprimé dans le «Tages Anzeiger» peu avant la reprise. Attention, ça déménage!

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Sport-Center

Avec Stéphane Henchoz, la langue de bois n'est pas une seconde nature. Loin de là. Et le nouvel entraîneur du FC Sion l'a prouvé une fois encore lors d'une interview au long cours accordée à nos confrères du «Tages Anzeiger». Le Fribourgeois apprécie une chose chez son nouveau président: il connaît bien son sujet. «Au moins, Christian Constantin a joué une fois au foot dans sa vie et connaît ce sport mieux que tous les autres présidents de Super League. Eux, ils parlent, mais n'ont aucune idée.» Christian Binggeli, son ancien boss à Neuchâtel, appréciera.

Fini la Playstation!

A Tourbillon, le travail sera placé au centre de tout. C'est en tout cas le souhait du nouveau coach. «Pourquoi Cristiano Ronaldo marque autant de buts, selon vous? Parce qu'il mange des chips et boit du coca? Cela ne fonctionne qu'à la Playstation. Mais c'est fini la Playstation! Place au travail, chaque jour! Beaucoup de joueurs ne savent pas ce que veut dire travailler. Où finissent ceux qui croient qu'ils vont faire carrière uniquement sur leur talent? A Ostermundingen, Heerenschürli ou Grimisuat.»

Mis dans la bordure à la Maladière en mars, Stéphane Henchoz a avoué vouloir tout envoyer balader lorsqu'il a appris la nomination de Joël Magnin en vue de la saison prochaine. «Cela m'a appris une chose, a-t-il détaillé. On ne peut faire confiance à personne dans ce milieu.»

Il a tout de même tenu à continuer jusqu'au sauvetage du club. «Sur le coup, ma tête m'a dit d'arrêter tout de suite à Xamax. Mais mon cœur m'a dit de continuer car j'avais commencé quelque chose. C'était aussi une question de fierté. Je suis très fier et satisfait du maintien. Je suis content d'avoir écouté mon cœur, car aujourd'hui je ne serais peut-être pas à Sion. Et peut-être même plus entraîneur.»

«A Sion avec le cœur»

A Sion, justement, Stéphane Henchoz se fixe des objectifs ambitieux. «Young Boys et Bâle sont au-dessus des autres. Mais je ne suis pas là pour viser la 6 ou 7e place. Je veux jouer la Coupe d'Europe et gagner la Coupe de Suisse.» Aura-t-il le temps de le faire? «Si je reste à Sion un an, ce serait déjà un exploit, remarque-t-il. Quand tu signes un contrat, le compte à rebours commence. C'est pareil pour tout le monde.» Il est conscient du caractère particulier de son nouveau club. «Mais la saison dernière, six clubs ont changé de coach.»

Au moment de signer pour un club connu pour ses nombreux départs d'entraîneurs, Stéphane Henchoz relativise. «Beaucoup sont revenus après un premier passage, éclaire-t-il. C'est que cela ne doit pas être si terrible. Cela montre que l'on peut très bien travailler avec Christian Constantin.»

Comme pour la fin de son mandat à Xamax, le Broyard n'a pas forcément écouté sa tête au moment de prendre sa décision. Une méthode qui, il l'avoue, lui a bien réussi jusque là. «Si j'avais réfléchi avec la tête au moment de venir à Sion, je ne sais pas si j'aurais accepté. Je me serais dit que cela s'était mal terminé pour Murat Yakin et je me serais demandé si cela serait pareil avec moi.»

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