Football: Stéphane Henchoz: «C’était moyen à très moyen»
Publié

FootballStéphane Henchoz: «C’était moyen à très moyen»

Le coach du FC Sion, heureux vainqueur à Lugano (0-1), n’est pas dupe: il y a encore du pain sur la planche valaisanne.

par
Simon Meier
Lugano
Keystone

Stéphane Henchoz, quelle est votre analyse de ce match?

Les quinze premières minutes, on n’était pas mal du tout, bien dans le jeu, avec une bonne maîtrise. Et après, comme contre Zurich le week-end passé, on remet l’adversaire en selle en perdant des ballons stupides, dans des zones où on ne peut pas se le permettre. Notre suite de première mi-temps est poussive, insatisfaisante. En deuxième période, il y a ces faits de match, avec trois blessés (ndlr: Fortune à la 40e, Andersson à la 53e et Lenjani à la 55e). Trois changements avant l’heure de jeu, c’est quand même rare. Avec en plus Kevin qui se fait mal à la tête (ndlr : le gardien Fickentscher, victime d’un choc à la tête à la 56e), qui doit serrer les dents pour finir le match. Ces événements, un peu comme contre Zurich quand on se retrouve à dix, ont resserré le groupe, en termes de volume de travail. On n’a rien lâché et, à la fin, ça tourne en notre faveur sur un ballon arrêté.

Avec une bonne dose de réussite…

Je préférerais penser que cela n’est pas du hasard. Avec le staff, on essaie de transmettre cette grinta, qui fait souvent la différence. Contre Zurich et aujourd’hui, on gagne deux matches qu’on aurait pu perdre aussi. C’est très positif, il faut continuer dans cette optique. Ne rien lâcher, toutes les semaines, que ce soit à la maison ou à l’extérieur. C’est là-dessus qu’on est jugé. On ne peut jamais garantir le résultat en foot, mais on doit garantir au public de donner le maximum.

Dans le jeu, il y a beaucoup de progrès à faire, non?

J’espère que nous arriverons à mieux gérer les choses, dans le jeu. A ce niveau, on n’a pas encore réussi ce que nous aimerions faire. Sur ces quatre premiers matches, on a eu des phases pas mal, mais jamais une partie complète. Il faut augmenter les périodes où nous avons l’emprise, comme sur ce premier quart d’heure à Lugano.

La bonne nouvelle, c’est que les points sont là et que Sion est troisième du classement…

C’est encourageant, oui. Les points, c’est toujours la finalité du foot professionnel. On ne retient que ça et, pour l’instant, on peut être satisfait sur ce plan. Mais je le répète: on aimerait progresser dans le jeu. On a les moyens d’être meilleurs, bien plus réguliers. Aujourd’hui, on fait quinze bonnes minutes, c’est un peu maigre. Donc il faut travailler là-dessus.

Comment résumeriez-vous ce travail en quelques phrases?

Un des grands problèmes qu’on a, c’est notre déchet technique. Il y a ces ballons qu’on ne doit pas perdre. Est-ce aussi une question de confiance? Tous les joueurs ne sont pas forcément tous en super confiance, n’ayant pas fait une saison passée extraordinaire. Ils sont capables de jouer à un niveau plus élevé. Le but, c’est de s’améliorer, individuellement, techniquement.

Deux matches six points, pour ce qui est de reprendre confiance, on n’a encore rien inventé de mieux, non?

Le résultat aide à grandir en tant qu’équipe. Il aide tout le monde dans un club de foot, le résultat. Même si la performance était moyenne à très moyenne. J’espère qu’on pourra construire là-dessus et travailler un peu plus sereinement.

Le résultat aide tout le monde, surtout l’entraîneur…

C’est naturellement clair. C’est toujours pour ça qu’à la fin, on est payés. Les joueurs pour être performants, les entraîneurs pour faire des points.

Votre opinion