28.05.2019 à 14:28

FootballStéphane Henchoz: «Nous ne devons pas avoir peur»

A une cinquantaine d’heures du premier match de barrage contre le FC Aarau, celui qui est encore le patron de la Maladière jusqu’à dimanche soir est confiant. Pas de blessés, pas de suspendus: son Xamax affiche complet. Interview...

par
Jean-Claude Schertenleib, Neuchâtel
Stéphane Henchoz n'est pas effrayé par l'ampleur de la tâche qui l'attend.

Stéphane Henchoz n'est pas effrayé par l'ampleur de la tâche qui l'attend.

Keystone

Stéphane, à deux jours d’un premier match décisif, quel est le moral des troupes?

Aucun blessé, aucun suspendu, j’ai l’impression qu’on est bien pour affronter ces deux matches en trois jours. Etre au complet, c’est un point positif. Et puis, pour nous, ce n’est pas le premier match décisif du printemps...

Mais il en va cette fois de l’avenir...

Il en allait déjà de l’avenir quand on est parti au Letzigrund, que GC comptait un point d’avance sur nous et qu’on savait qu’en cas de victoire, on grimpait une marche. Nous ne devons pas avoir peur d’Aarau. Nous devons respecter cet adversaire: c’est un club de tradition, qui compte de très bons joueurs.

Vous n’avez connu le nom de votre adversaire que dimanche soir, comment prépare-t-on une telle double échéance?

On suit Lausanne et Aarau depuis plusieurs semaines. Il y a eu les matches à la télévision du vendredi soir, dimanche j’étais à la Pontaise et des collaborateurs ont suivi le match d’Aarau, nous ne plongeons pas dans l’inconnue.

Votre programme de travail a été modifié?

Non, nous nous préparons comme toujours. Comme je l’ai dit avant, ce n’est pas le premier de nos matches décisifs. Alors...

Oui, mais cette fois, c’est un aller-retour, comme en Coupe d’Europe, un format dont vous avez une sacrée expérience en tant que joueur?

Il faut prendre en compte cette formule, c’est évident. C’est différent d’une finale de Coupe, qui se joue sur un match, avec des prolongations, voire des tirs au but. Le match aller de jeudi, c’est la première mi-temps, en sachant que le futur du club se jouera en 180 minutes.

«Mes joueurs savent depuis trois mois que je ne serai plus leur entraîneur la saison prochaine, ils connaissent même le nom de mon successeur»

Quand on compare la Super League à la Challenge League, on relève souvent une importante différence dans le rythme, dans l’intensité. Tout cela parle en faveur de Xamax?

Réponse dimanche! J’espère qu’on gardera pour ces deux matches le rythme Super League qui était le nôtre ces derniers mois; si on conserve cette intensité, on se doit d’être optimiste. Sinon, on sera en difficulté.

Quelles sont les forces et les faiblesses d’Aarau?

Je garde la réponse pour moi! L’équipe a mal commencé le championnat, elle est revenue très forte, c’est dire qu’elle est en confiance, elle est peut-être même euphorique, donc elle sera redoutable.

Et s’il devait arriver malheur à Xamax?

Je n’y pense même pas. Quand on travaille aussi dur pour se sortir d’une situation aussi complexe que la nôtre au début de l’année, on espère tous recevoir une récompense. Je n’ai qu’un but: sauver ce club. Pour cela, une mission: préparer au mieux ces deux matches de barrage.

Était-ce judicieux d’annoncer votre engagement à Sion avant ce fameux barrage Xamax-Aarau?

C’est mon futur club qui a communiqué. Et, pour rappel, l’équipe sait depuis trois mois que je ne serai plus entraîneur à la Maladière la saison prochaine, elle connaît même le nom de mon successeur. Je pense donc que cela ne change rien pour les joueurs de savoir que leur coach ne commence pas lundi une longue période de vacances, mais entamera bientôt un nouveau projet. Je le répète: j’ai une mission, sauver Xamax. Rien d’autre ne compte pour moi jusqu’à dimanche soir, 18h35...

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