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Revue de presseStéphane Hessel, un «homme libre, courageux, juste»

Le décès de Stéphane Hessel, auteur du best-seller «Indignez-vous!» qui a inspiré dans le monde plusieurs mouvements de protestation, est largement commenté jeudi par les quotidiens français.

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Ambassadeur de France, ancien résistant et déporté, Stéphane Hessel est décédé mardi à l'âge de 95 ans.

Ambassadeur de France, ancien résistant et déporté, Stéphane Hessel est décédé mardi à l'âge de 95 ans.

AFP
Homme de gauche, Stéphane Hessel avait milité pour François Hollande à l'élection présidentielle. On le voit ici en octobre 2011 entre le président français et Martine Aubry.

Homme de gauche, Stéphane Hessel avait milité pour François Hollande à l'élection présidentielle. On le voit ici en octobre 2011 entre le président français et Martine Aubry.

AFP
Avec François Hollande en janvier 2012.

Avec François Hollande en janvier 2012.

AFP

«Stéphane Hessel aura été libre, courageux et heureux», écrit Patrick Apel-Muller pour l'Humanité qui consacre entièrement sa Une à «L'indigné».

«Les mots de Stéphane Hessel, même quand ils se teintaient de candeur, constituaient un remède contre le fatalisme et la résignation à une pensée unique», précise l'éditorialiste.

Libérationfait également sa première page sur Stéphane Hessel avec une photo d'«Un juste» que «j'aimais» affirme Nicolas Demorand. Et ce dernier d'expliquer: «J’aimais la gauche qu’incarnait Stéphane Hessel, forgée par la guerre, trempée dans les principes du Conseil national de la Résistance et l’esprit fondateur de l’ONU» qui «ne dérogea jamais».

Cahier spécial

Libéconsacre un cahier spécial de 31 pages à l'auteur d'«Indignez-vous!». Le Monde titre en Une «Mort d'un humaniste», avec une photo, alors que Métroparle des «Indignés esseulés».

«C'est une légende du siècle qui s'est éteinte hier», assène pour sa part Jean-Michel Bouguereau dans La République des Pyrénées. Un homme qui «a vécu dans les replis de l’histoire majuscule et ne les a jamais quittés», note Gilles Grandpierre (l'Union/l'Ardennais).

Pour Rémi Godeau (l'Est républicain): «Jusqu'à son dernier souffle, Stéphane Hessel aura incarné le beau mot de résistance» et «ses discours sonnaient comme un appel enthousiaste à refuser la fatalité, à ne jamais se résigner face à l'adversité.»

«Ce concert de louanges embrasse un itinéraire d'exception qui ne se limite heureusement pas à sa dernière étape spectaculaire, celle du «pape» des Indignés, souligne Dominique Garaud dans la Charente Libre et de rappeler le parcours de l'homme: »Résistant de la première heure, rescapé miraculé de Buchenwald, associé à la naissance de l'ONU, à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, diplomate promu à la dignité d'ambassadeur de France, médiateur pour les sans-papiers, perpétuel agitateur d'idées à gauche.

«S'il disparaît, son œuvre et sa vie entremêlées restent. Pour longtemps, il faut l'espérer», écrit Olivier Berger (La Voix du Nord). Et Jean-Marc Chevauche (Le Courrier Picard) de conclure: «Tous les responsables iront pleurer sur la dépouille du petit homme qui nous rappelle que la mort seule nous prive de la lumière d'un esprit. Mais aucun n'aura retenu et fait sien son message».

(AFP)

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