Bâle-Ville: Stephanie Eymann, candidate surprise pour le Conseil d’État
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Bâle-VilleStephanie Eymann, candidate surprise pour le Conseil d’État

La juriste libérale entre au gouvernement bâlois selon des résultats provisoires La présidence du Conseil d’État sera décidée au deuxième tour de scrutin, le 29 novembre.

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La libérale Stephanie Eymann est en passe de créer la surprise (archives).

La libérale Stephanie Eymann est en passe de créer la surprise (archives).

Keystone

La libérale Stephanie Eymann apparaît comme la candidate surprise aux élections au Conseil d’État de Bâle-Ville. Selon des résultats provisoires, la juriste est élue au premier tour de scrutin, malgré son manque d’expérience politique dans le canton.

Après le décompte des votes par correspondance, la jeune femme de 41 ans recueille 23’725 voix, ce qui lui permet d’être élue au gouvernement bâlois dès le premier tour. Cette juriste a travaillé au département de la police de Bâle-Campagne avant de redéposer ses papiers à Bâle, ville où elle a grandi.

En quarantaine

Elle doit suivre les élections depuis son domicile: elle est en quarantaine parce que ses parents ont été testés positifs au coronavirus et sont hospitalisés. «Je suis très heureuse du merveilleux résultat intermédiaire, qui dépasse mes attentes. Mais je suis aussi soucieuse parce que mes parents sont à l’hôpital», a déclaré Stephanie Eymann. Elle attribue son bon résultat au fait qu’elle a mené avec ses trois collègues bourgeois sortants Baschi Dürr (parti radical – PRD), Conradin Cramer (parti libéral – PLS) et Lukas Engelberger (PDC) une campagne «crédible et honnête».

Famille de politiciens

Stephanie Eymann fait évoluer sa carrière politique à Bâle-Ville, où elle ne vit à nouveau que depuis un an. Auparavant, elle a vécu à Eptingen (BL) pendant près de 20 ans et a siégé au conseil communal en tant que libérale pendant quelques années. Son nom de famille fait mouche dans le canton de Bâle-Ville: son père Felix Eymann, un libéral, a siégé jusqu’à récemment au Grand Conseil et son oncle Christoph Eymann est un ancien conseiller d’État et actuel conseiller national, aussi sous les couleurs libérales. Son cousin Balz Herter est le président du PDC bâlois.

Stephanie Eymann est sur le point de devenir la première femme bourgeoise au sein du Conseil d’État, qui compte sept membres. Elle ne sait pas dire dans quelle mesure son bon résultat est lié à son nom de famille. «J’ai eu des échos négatifs au début, des gens ont parlé d’une revendication de clan», a-t-elle déclaré, précisant ne pas comprendre ces critiques. Elle estime avoir mis en avant sa propre carrière durant la campagne et avoir montré qu’elle n’était pas une copie des autres membres de sa famille.

Le Forum électoral où seront proclamés les résultats des élections cantonales à Bâle.

Le Forum électoral où seront proclamés les résultats des élections cantonales à Bâle.

KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

La course pour la présidence

Même si Stephanie Eymann entre au gouvernement bâlois dès le premier tour selon des résultats provisoires, la présidence du Conseil d’État ne sera décidée qu’au deuxième tour de scrutin le 29 novembre. D’après les votes par correspondance au premier tour, la libérale a obtenu 15’982 voix lors de l’élection séparée à la présidence, devançant ainsi de 1819 voix la présidente sortante Elisabeth Ackermann (Verts).

Le résultat de la juriste semble toutefois amer pour les radicaux. Bien qu’ils aient présenté avec les libéraux et les démocrates-chrétiens un ticket commun avec les trois sortants et Stephanie Eymann, leur candidat Baschi Dürr, l’actuel ministre de la justice et de la sécurité, a obtenu 2374 voix de moins que la jeune femme, selon des résultats provisoires. Il devra probablement se présenter au second tour.

Quant aux autres conseillers d’État sortants, Tanja Soland (PS), Lukas Engelberger et Conradin Cramer figurent confortablement au-dessus de la majorité absolue. Tel est aussi le cas du conseiller national Beat Jans (PS). Elisabeth Ackermann manquerait en revanche sa réélection. Cinq des sept membres du prochain gouvernement de Bâle-Ville pourraient être connus dès ce premier tour.

(ATS/NXP)

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