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BasketballStephen Curry: le «chef» pimente la finale de NBA

Le leader de Golden State a inscrit 43 points et permis à son équipe de revenir à la hauteur des Boston Celtics dans la série. Le match No 5, lundi, s’annonce chaud bouillant.

Stephen Curry a remis les Warriors dans les rails à lui tout seul ou presque.

Stephen Curry a remis les Warriors dans les rails à lui tout seul ou presque.

AFP

Stephen «chef» Curry, trois étoiles au guide NBA, tient à pimenter la finale: sa performance exceptionnelle saupoudrée de 43 points, a eu raison de Boston (107-97), vendredi dans un TD Garden longtemps bouillant puis éteint, pour égaliser à deux victoires partout.

Depuis 2013, les Warriors restaient sur 26 séries de play-off d’affilée au cours desquelles ils avaient réussi à gagner au moins une rencontre à l’extérieur. Ce match No 4 les obligeait à perpétuer cette bonne habitude, car en cas de revers, les Celtics auraient mené 3-1 et les auraient mis dos au mur.

Alors comme les grands joueurs savent être au rendez-vous des matches les plus importants, Curry, l’aîné des «Splash Brothers», l’a éclaboussé de toute sa classe. Il a rentré 14 tirs sur 26 tentés, dont 7/14 derrière l’arc. Lui qui compte déjà trois bagues de champion (2015, 2017, 2018), sans avoir jamais été MVP d’une de ces finales remportées, est en mission et a porté quasiment à lui tout seul son équipe.

Le match, intense et exaltant tout du long, était loin d’être fini, quand LeBron James a lâché un tweet: «Le chef est FOU FURIEUX!!!». Le «King», en connaisseur pour avoir vécu ce type de soirée folle, notamment quand il a renversé ces mêmes Warriors en 2016 après avoir été mené 3-1 avec Cleveland, devait se douter de l’issue.

Elle fut pourtant longue à se dessiner jusque dans les dernières minutes du quatrième quart-temps, celui qui sourit habituellement aux Celtics depuis le début des play-off. Mais leur adresse a été moins folichonne dans cette période (7/21) qu’elle ne le fut dans les trois précédentes.

Et dans le sillage de Curry, décidément au four et au moulin (10 rbds, 4 passes), son «Splash Brother» Klay Thompson s’est montré précieux en y réussissant 8 de ses 18 points (7/17). Andrew Wiggins a réussi un énorme chantier à l’intérieur (17 pts, 16 rbds) et Draymond Green a répondu présent avec ses qualités de combattant (9 rbds, 8 passes, 4 interceptions), malgré une adresse calamiteuse en attaque (1/7, 2 pts) et toujours les mêmes insultes permanentes des fans des Celtics.

«Nous avons finalement compris dans le quatrième quart-temps que nous pouvions mettre de bons shoots et bien exécuter notre jeu. C’est fou parce que je pense toujours que nous pouvons jouer encore un peu mieux. Mais obtenir une victoire à l’extérieur et récupérer l’avantage du terrain, c’est énorme, énorme pour ce groupe», a commenté le héros du soir.

Un héros qui faisait l’objet de nombreuses interrogations avant cette 4e joute, après s’être fait mal à la jambe gauche lors de la défaite concédée 48 heures plus tôt (116-100). Non seulement, il n’a pas joué diminué, mais il n’a montré aucune appréhension et envoyé un sacré message aux Celtics.

Les deux équipes ont 72 heures pour se reposer, avant un match No 5 qui s’annonce brûlant lundi à San Francisco. Car celle qui s’imposera ne sera qu’à une victoire du titre.

Le point

(AFP)

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