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Affaire du CarltonStrauss-Kahn entendu cet après-midi

Les juges français instruisant l'affaire du Carlton de Lille estiment que plusieurs indices rendent la participation «effective et déterminante» de l'ancien directeur du FMI dans des actes de proxénétisme.

L'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn est arrivé jeudi après-midi au palais de justice de Lille pour y être entendu dans le cadre de l'affaire dite du Carlton, a-t-on appris de sources concordantes.

Une voiture noire aux vitres teintées est arrivée peu avant 14 heures au palais de justice, a constaté un photographe. Une source proche du dossier a confirmé l'arrivée de DSK. Cette convocation de Dominique Strauss-Kahn fait partie du déroulement normal de l'instruction, selon son avocate Me Frédérique Baulieu.

DSK, l'instigateur

«Les juges estiment que des indices graves ou concordants rendent vraisemblable la participation effective et déterminante de DSK dans des actes de proxénétisme», affirme jeudi le quotidien Le Figaro, qui a pris connaissance de la décision prise le 19 décembre par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai validant l'instruction.

Les juges s'emploient à démontrer que Dominique Strauss-Kahn savait que les femmes présentes lors de rencontres étaient des prostituées rémunérées, selon le journal. Ils s'appuient également sur l'existence d'une «garçonnière» à Paris. Les magistrats estiment que DSK «n'aurait pas été un simple bénéficiaire de ces parties fines mais aurait initié et largement favorisé en toute connaissance de cause la mise en place d'un système fondé sur la complaisance de son entourage immédiat dans le but de satisfaire ses besoins sexuels», rapporte encore Le Figaro.

«Dodo la Saumure» mis en examen

La chambre d'appel de la cour d'appel de Douai avait rejeté mi-décembre les demandes de nullité de procédure dans l'affaire dite du Carlton, validant l'instruction menée depuis mars 2011 par des magistrats lillois. La défense de Dominique Strauss-Kahn avait annoncé qu'elle allait se pourvoir en cassation. Onze personnes ont été mises en examen dans cette affaire. Dominique Alderweireld, dit «Dodo la Saumure», exploitant de bars montants en Belgique, a été le dernier en date mercredi, à l'issue d'une garde à vue.

Le Figaro rappelait mercredi que «la plupart des protagonistes -quelques prostituées exceptées -ont, jusqu'à présent, validé la thèse d'un homme à l'emploi du temps surchargé croyant participer à des soirées libertines».

(AFP)

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