Tennis - Stricker et Riedi battus, il n’y a plus de Suisse à Gstaad
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TennisStricker et Riedi battus, il n’y a plus de Suisse à Gstaad

Le Swiss Open de Gstaad est mal récompensé de son soutien à la relève du tennis suisse.

par
Mathieu Aeschmann
Dominic Stricker a été dominé par plus fort que lui.

Dominic Stricker a été dominé par plus fort que lui.

Claudio De Capitani/freshfocus

Vingt-quatre heures après les défaites de Johan Nikles (Kopriva), Sandro Ehrat (Polmans) et Marc-Andrea Hüsler (Lopez), Leandro Riedi et Dominic Stricker ont, eux aussi, coincé au moment de profiter du joli tremplin qui leur était proposé. Il n’y aura donc aucun Suisse en huitième de finale sur la Roy Emerson Arena.

Contrairement à ce que suggèrent les scores, les deux défaites de mardi furent sensiblement différentes. Face à Federico Delbonis (ATP 46), frais demi-finaliste à l’ATP 500 de Hambourg, Leandro Riedi n’a en effet jamais vraiment donné l’impression d’avoir son destin dans la raquette (3-6, 3-6). Le Zurichois (19 ans) a du talent, son bras va vite. Mais la précipitation dans laquelle il s’est trop souvent réfugié face à l'expérimenté Argentin est venue prouver tout ce qu’il lui manque pour régater à ce niveau (qualité en retour, jeu de défense, choix de coups).

Un constat qui ne s’applique pas au revers subi par Dominic Stricker (ATP 281) contre le Français Arthur Rinderknech (ATP 100) 4-6, 4-6. Parce qu’il avait déjà épinglé trois «Top 50» ce printemps (Cilic, Fucsovics, Hurkacz), le Bernois n’entrait pas dans ce premier tour avec «l’obligation» de créer un exploit. Et lorsqu’il y repensera, le champion de Roland-Garros juniors 2020 s’en voudra de ne pas avoir davantage exploité sa supériorité à l’échange.

La crispation du Bernois

Que ce serait-il passé si Rinderknech n’avait pas écarté la première balle du break avec l’aide de la bande du filet (2-1)? Le Français cherchait alors son rythme en fond de court et Dominic Stricker semblait capable de le manœuvrer avec sa patte de gaucher. Une impression qui s’est progressivement estompée à mesure que le Français trouvait son rythme au service (11 aces).

Porté par son public et sa famille, le Bernois s’est alors crispé sur son engagement, égarant la belle assurance qui avait impressionné au Geneva Open. Voulait-il trop bien faire parmi les siens? Peut-être. Mais au-delà de cette gestion de l’intime et des émotions, une statistique commune aux deux jeunes Suisses interpellent. À eux deux, Riedi et Stricker n’ont gagné que huit points sur la première balle adverse mardi à Gstaad. À ce niveau et malgré l’altitude, c’était beaucoup trop peu pour avoir une chance de grandir.

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