Mondial 2018: Submergé par les joueurs, un photographe fait le buzz
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Mondial 2018Submergé par les joueurs, un photographe fait le buzz

Il n'est ni croate ni footballeur, et pourtant Yuri Cortez a eu son lot d'émotion et son quart d'heure de gloire mercredi soir durant la demi-finale du Mondial en Russie.

par
Frédéric Nejad Toulami

Yuri Cortez est un photographe salvadorien travaillant pour l'agence AFP. Au bord du terrain, avec ses confrères, il s'est retrouvé face au héros de tout un pays, lorsque Mario Mandzukic a marqué le deuxième but croate contre l'Angleterre lors des prolongations. Jusque-là tout allait bien. Mais c'était sans compter sur l'euphorie de tous les coéquipiers de Mandzukic, qui sont les uns après les autres venus se jeter sur lui pour le féliciter et l'embrasser.

Sous la pression et le poids, tout ce petit monde exubérant s'est écroulé au bord du terrain, formant soudain une mêlée sur Yuri Cortez. Seule sa tête et ses bras dépassaient alors du tas. Tout sourire mais professionnel jusqu'au bout, il tenait son boîtier d'une main et a continué à prendre des photos, allongé au sol, afin d'immortaliser ce moment intense et particulier. Cette scène filmée a provoqué pas mal de rires et de sympathie parmi le public et les nombreux téléspectateurs, au point de commencer à faire le buzz. Et ses images prises à cet instant, avec les visages euphoriques des Croates au-dessus de lui sont en train de faire le tour de la planète.

Domagoj Vida l'a embrassé

Finalement, les joueurs croates ont commencé à se relever et à réaliser la situation dans laquelle ils avaient mis le photographe d'Amérique latine. Ils l'ont alors aidé à se relever en s'excusant, certains lui faisant une accolade. «Ils m'ont demandé comment j'allais, a ensuite expliqué Yuri Cortez. Un a récupéré mes objectifs et un autre m'a fait une bise.» Le donneur de bec n'est autre que l'impressionnant défenseur Domagoj Vida, au look de guerrier viking.

Habituellement responsable du bureau de l'AFP à Mexico city, Yuri Cortez a aussi couvert divers conflits en Amérique latine et au Moyen-Orient. La célébration enthousiaste de l'équipe croate lors du deuxième but, synonyme de qualification pour la finale de la Coupe du monde dimanche, a dû lui donner du baume au cœur. «C'était un moment de folie, ils étaient très heureux. Et à un moment, ils se sont rendu compte que j'étais en dessous», a-t-il déclaré à divers médias. Un moment cocasse et intense probablement inscrit à jamais dans son esprit.

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