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ChypreSuccès pour les discussions en Suisse

Un retrait de l'armée turque de la partie nord de l'île est nécessaire avant tout accord de réunification.

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Le Congrès américain a levé mardi un embargo sur la vente d'armement américain à Chypre vieux de plus de 30 ans. (17 décembre 2019)

Le Congrès américain a levé mardi un embargo sur la vente d'armement américain à Chypre vieux de plus de 30 ans. (17 décembre 2019)

AFP
Le 12 novembre 2018, le point de passage de Dherynia/Derinya a ouvert.

Le 12 novembre 2018, le point de passage de Dherynia/Derinya a ouvert.

Keystone
Des dizaines de Chypriotes de la partie sud de l'île, essentiellement habitée par des Chypriotes-grecs, ont aini pu passer au nord. (12 novembre 2018)

Des dizaines de Chypriotes de la partie sud de l'île, essentiellement habitée par des Chypriotes-grecs, ont aini pu passer au nord. (12 novembre 2018)

Keystone

La République de Chypre et la Grèce ont réitéré jeudi leur position, à l'occasion d'une visite du président grec à Nicosie. Un retrait de l'armée turque de la partie nord de l'île est nécessaire avant tout accord de réunification. Les discussions techniques organisées en Suisse sur la sécurité d'une future Fédération de Chypre se sont terminées jeudi sur un «succès».

Si la Turquie et la minorité chypriote-turque de l'île souhaitent une solution «il ne peut y avoir de troupes d'occupation (turques)», a affirmé le président grec Prokopis Pavlopoulos après un entretien avec son homologue chypriote Nicos Anastasiades. Chypre est divisée depuis que l'armée turque a envahi en 1974 sa partie nord en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher l'île à la Grèce. Quelque 30'000 soldats turcs sont stationnés depuis dans la partie nord.

M. Anastasiades a lui aussi souligné la nécessité du retrait de l'armée turque du nord de l'île.

Conclusions non précisées

Les discussions techniques organisées en Suisse sur la sécurité d'une future Fédération de Chypre se sont terminées jeudi sur un «succès», a annoncé l'ONU, sans en préciser toutefois pour l'instant les conclusions.

Ces discussions se sont tenues pendant deux jours dans un luxueux hôtel situé au Mont Pèlerin, sur les hauteurs du lac Léman. Elles étaient destinées à préparer une nouvelle conférence multilatérale sur l'avenir de l'île méditerranéenne, divisée depuis plus de 42 ans.

«Le groupe de travail, établi durant la réunion de haut niveau à Genève le 12 janvier, a rempli avec succès le mandat qui lui avait été confié par la Conférence (sur Chypre, ndlr), à savoir identifier les questions spécifiques relatives à la question de la sécurité et des garanties et les instruments nécessaires pour y répondre», a indiqué l'envoyé spécial de l'ONU Espen Barth Eide dans un communiqué.

«Esprit positif»

«Les réunions se sont déroulées dans un esprit positif», a-t-il ajouté. Mais «les participants ont convenu de ne pas divulguer les détails de leurs discussions», a-t-il ajouté. M. Eide. Il doit informer lundi le Conseil de sécurité des conclusions de la réunion.

La rencontre du Mont Pèlerin a réuni la chef de la force de l'ONU chargée du maintien de la paix à Chypre, Elizabeth Spehar, ainsi que les vice-ministres et hauts fonctionnaires des deux communautés et des Etats garants de la sécurité de l'île: la Grèce, la Turquie et la Grande-Bretagne.

La République de Chypre (dont l'autorité ne s'exerce que sur la partie sud de l'île) est membre de l'Union européenne depuis 2004. Les Chypriotes turcs habitent eux dans la République turque de Chypre du Nord (RTCN), qui n'est reconnue que par Ankara.

(ats)

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