Guerre en Ukraine: Sulzer ferme ses activités en Pologne suite aux sanctions contre la Russie
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Guerre en UkraineSulzer ferme ses activités en Pologne suite aux sanctions contre la Russie

Le groupe industriel suisse a fait savoir jeudi que sa décision avait été prise en raison des sanctions visant un de ses grands actionnaires, l’oligarque russe Viktor Vekselberg.

Le fabricant suisse de pompes industrielles conteste la décision de la Pologne de le placer sur la liste des sanctions contre son actionnaire russe Viktor Vekselberg. Sans succès.

Le fabricant suisse de pompes industrielles conteste la décision de la Pologne de le placer sur la liste des sanctions contre son actionnaire russe Viktor Vekselberg. Sans succès.

Sulzer

Le groupe industriel suisse Sulzer se voit forcé de fermer ses activités en Pologne «avec effet immédiat», annonce-t-il jeudi, en raison des sanctions locales contre le milliardaire russe Viktor Vekselberg, un de ses grands actionnaires. Mercredi soir, le Ministère polonais de l’intérieur a refusé d’accéder à sa demande d’être retiré de la liste des sanctions, indique l’entreprise dans un communiqué. «Cette décision se base sur une interprétation dans le droit polonais des règles sur les sanctions qui ont été introduites unilatéralement par la Pologne», précise le groupe, qui conteste cette décision.

Viktor Vekselberg n’exerce «aucun contrôle» sur les diverses entités du groupe, a réaffirmé Sulzer, qui compte utiliser «tous les moyens légaux» à sa disposition pour contester cette décision. «Sulzer a la ferme conviction que ces sanctions contre ses deux entités en Pologne sont erronées», ajoute le groupe basé à Winterthour.

Déjà visé en 2018, lors de l’invasion de la Crimée

En 2018, Sulzer avait déjà été ponctuellement affecté aux États-Unis lorsque Viktor Vekselberg avait été placé sur la liste des oligarques visés par des sanctions américaines à la suite de l’invasion de la Crimée par la Russie. Le groupe avait alors dû procéder à la hâte à une augmentation de capital pour faire baisser la participation en dessous du seuil de 50% afin de ne pas se retrouver touché par ricochet par ces sanctions. Ses activités sur le sol américain avaient alors pu rapidement reprendre. Mais cette fois, il se trouve pour l’instant obligé de fermer ses activités en Pologne où il emploie 192 personnes.

Le groupe, qui fabrique des pompes industrielles notamment pour les usines, les oléoducs et les stations d’épuration, insiste sur le fait qu’il ne fait l’objet de sanctions dans aucun autre pays. Dans les premiers échanges à la Bourse suisse, l’action chutait de 2,65% à 67.95 francs suisses, alors que le SPI, l’indice élargi de cette place financière, perdait 1,42%.

(AFP)

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