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IndustrieSulzer n'exclut pas de supprimer des postes

Sulzer n'exclut pas de devoir supprimer des postes, a déclaré son patron, Klaus Stahlmann.

Le patron de Sulzer a expliqué que le groupe n'exclut pas de devoir supprimer des emplois

Le patron de Sulzer a expliqué que le groupe n'exclut pas de devoir supprimer des emplois

Keystone

Confronté à une baisse de l'activité dans le secteur de l'énergie, Sulzer pourrait réduire ses effectifs à l'avenir.

Le site de Winterthour (ZH), où siège le groupe industriel, n'est pas concerné.

«Je ne peux pas exclure que nous devions ajuster nos capacités au nouvel environnement de marché», indique le patron de Sulzer, Klaus Stahlmann dans un entretien publié par la NZZ am Sonntag. Une mesure qui pourrait se traduire par des suppressions de postes. L'entreprise va également compenser le repli conjoncturel par des engagements temporaires, pour maintenir ses effectifs.

En pleine restructuration, Sulzer a abaissé le mois dernier ses objectifs, après avoir vu ses entrées de commandes plonger de 7,6% sur neuf mois, à 2,3 milliards de francs. Un déclin principalement attribué à de faibles investissements dans de nouvelles raffineries.

«Sulzer réalise la moitié de son chiffre d'affaires grâce au pétrole et au gaz. Nous observons que certains clients reportent leurs investissements, ce qui va se répercuter sur les entrées de commandes», relève Klaus Stahlmann. Pour l'exercice 2014, le groupe anticipe un repli par rapport à l'an dernier.

Économiser encore

L'unité des pompes pour eaux usées préoccupe aussi la direction. «Nous allons devoir réduire encore nos coûts, car la profitabilité se situe nettement en dessous de celle du marché». Ce facteur entraîne l'ensemble de la marge de profit vers le bas.

Klaus Stahlmann exclut en revanche de vendre Sulzer. «L'entreprise nous appartient, nous allons la restructurer et la remettre sur la voie de la profitabilité».

L'entrepreneur envisage même des acquisitions, «certaines firmes, actives dans le secteur du pétrole et du gaz, nous intéressent». Son récent échec face à Siemens pour le rachat de l'américain Dresser-Rand a augmenté la pression sur ses épaules. Les analystes, de même que l'actionnaire majoritaire Viktor Vekselberg, attendent désormais d'autres projets de reprise de sa part.

(ats)

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