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FootballSuper League Pierre-André Schürmann veut s'inscrire sur le long terme

«J'ai envie de voir sur le long terme.» Méthode Coué ou immense confiance en soi, Pierre-André Schürmann voit plus loin que les cinq rencontres du FC Sion qu'il va diriger avant Noël.

Le nouvel entraîneur est cependant pragmatique et ne souhaite pas se projeter plus loin que le match de ce dimanche à l'AFG Arena contre le FC St-Gall Ancien joueur du club valaisan, Pierre-André Schürmann n'a pas hésité longtemps lorsque le président Christian Constantin lui a demandé de succéder à Michel Decastel. «Je ne me rappelle plus quel jour c'était exactement, explique le nouveau coach sédunois. Ce devait être lundi. Nous avons discuté et tout s'est décidé rapidement.» Bileux de nature, le Valaisan dit ne pas se faire de cheveux blancs à l'idée de coacher le club du président Constantin: «Nous nous connaissons parfaitement. J'ai joué avec lui à Monthey. Je ne suis pas angoissé. Les ambitions du club sont élevées et j'ai cinq matches pour convaincre.» 5 matches pour avenir Engagé jusqu'à Noël seulement, Pierre-André Schürmann n'a pas le temps de prendre ses marques. Son avenir immédiat passe par quatre journées de championnat et un tour de Coupe. Tant d'obstacles qui détermineront le choix de Christian Constantin au moment de prolonger ou non la collaboration. «Il a jusqu'à Noël pour prouver qu'il est l'homme de la situation, affirme le boss dans la presse de mercredi. S'il obtient les points nécessaires, il pourra rester.» Schürmann le sait bien, difficile de faire des projets à Tourbillon. «L'objectif prioritaire se nomme Saint-Gall et tous mes efforts sont concentrés là-dessus», assure-t-il alors. La dernière expérience de l'ancien milieu de terrain du Lausanne-Sports a pris fin cet été. C'était en Ukraine dans le club de Simferopol, en Crimée. «Une expérience enrichissante, précise-t-il. Il a fallu mettre en place une structure. Je me suis occupé de l'aspect technique et des équipes de jeunes. Le but des dirigeants était d'aller chercher des jeunes Africains et des jeunes Sud-Américains pour les intégrer ensuite au groupe pro. Il y a eu des histoires avec des financiers et je suis rentré en Suisse.» La mayonnaise n'a pas pris A 52 ans, Schürmann va vivre sa quatrième expérience à la tête d'un club suisse après Wil, Lausanne - avec qui il a remporté une Coupe en 1999 - et Neuchâtel Xamax. Il hérite d'une bonne troisième place au classement et d'un effectif globalement de qualité. «Les joueurs sont conscients de leurs responsabilités, assène Schürmann. Et je sais qu'il y a des joueurs, Gattuso en tête, sur lesquels je vais pouvoir m'appuyer pour faire passer mon message. En tous les cas j'ai pleine confiance dans ce staff. Il faut recréer une véritable union.» Absent en raison d'un voyage d'affaires à l'étranger, Christian Constantin s'est fait plus rare que d'habitude dans les médias à propos de cette nomination express et de la mise sur la touche de Michel Decastel après seulement 57 jours. Pour le président, la mayonnaise n'a pas pris entre le coach neuchâtelois et ses joueurs, a-t-il expliqué en substance dans «Le Nouvelliste» et «Blick». «La relation entre les joueurs et l'entraîneur était m.... Il n'y avait pas d'autre solution», a-t-il encore ajouté au quotidien zurichois.

(SI)

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