21.01.2020 à 15:56

FootballSuper League: qui sera le premier coach viré?

A quelques jours de la reprise, les entraîneurs savent qu'ils se retrouvent sous pression, condamnés à réussir ou à trembler. Qui risque de prendre la porte? Les experts du Matin.ch ont un avis assez tranché.

par
Sport-Center
Malgré des résultats décevants, Marc Schneider, coach du FC Thoune, est toujours en poste. Jusqu'à quand?

Malgré des résultats décevants, Marc Schneider, coach du FC Thoune, est toujours en poste. Jusqu'à quand?

Keystone

A chaque début de saison ou reprise du championnat, les questions affluent en Super League. L'une d'elles concerne évidemment les coaches, dont la durée de vie, faut-il le rappeler, est toujours plus courte.

Depuis les trois coups de l'exercice 2019-2020, trois clubs ont déjà changé d'entraîneur: Sion (à déjà deux reprises, avec les arrivées successives du duo Christian Zermatten et Sébastien Bichard au début novembre en remplacement du démissionnaire Stéphane Henchoz, puis de Ricardo Dionisio cet hiver), Lugano (Jacobacci pour Celestini) et Lucerne (Celestini pour Häberli).

Est-ce à dire que l'on risque d'assister à une nouvelle révolution de palais dans l'un ou l'autre club durant le printemps à venir? Quel est le technicien le plus en danger? LeMatin.ch a posé la question à quatre experts du football helvétique. Dans un domaine hautement sensible, tous font preuve d'une rare unanimité. Quoique...

Johann Lonfat (consultant): «Aucun coach ne sera viré au deuxième tour. Lucerne, Lugano et Sion, les clubs les plus «à risques» l'ont déjà fait. S'il faut pronostiquer quelque chose, je dirais un Magnin. Celui de Neuchâtel si cela devait vraiment très mal se passer pour les Rouge et Noir. Celui de Zurich parce que le président Ancillo Canepa possède un caractère assez instable. Trois ou quatre défaites de suite et le couperet pourrait tomber.»

Gabet Chapuisat (consultant): «Lucerne et Lugano ont déjà changé, Sion pareil… Le seul qui pourrait être danger serait celui de Thoune (ndlr: Marc Schneider). Mais ce n’est pas dans la politique du club. Au final, personne ne sera délogé de son banc jusqu’en mai.»

Pablo Iglesias (directeur sportif du LS): «Aucun. Ce serait inconcevable, dans leur démarche de stabilité, qu'un des trois premiers activent le couperet. Thoune n'est pas du genre à surréagir et je ne suis pas sûr que Xamax puisse se le permettre financièrement. Surtout qu'il s'agit de la première année de Joël Magnin à ce niveau. Sion, Lucerne et Lugano y ont déjà passé. On a à peu prêt fait le tour: aucune entraîneur ne sera licencié ce printemps, et tant mieux. C'est toujours un moment triste que la séparation d'une équipe et de son coach.»

Claude Gross (consultant): «Peut-être bien qu’il n’y en aura pas… Oui, c’est cela. Pas de limogeage jusqu’en juin, il y en a déjà assez eu!»

F.V/N.JR

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