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Assemblée de l'UDCSurprise: l'UDC dira «non» au managed care

L'UDC rejette la modification de la LAMal sur le «managed care», soumise au peuple le 17 juin. Les délégués du parti ont dit «oui» aux initiatives sur les accords internationaux et l'épargne-logement.

L'assemblée réunie à Klingnau a rejeté la révision de la LAMal qui prévoit notamment la généralisation des réseaux de soins (»managed care»).

L'assemblée réunie à Klingnau a rejeté la révision de la LAMal qui prévoit notamment la généralisation des réseaux de soins (»managed care»).

Keystone

Les délégués du partir de l'UDC ont suivi samedi la décision surprise du comité central. Par 368 voix contre 52 et quelques abstentions, l'assemblée réunie à Klingnau (AG) a rejeté la révision de la LAMal qui prévoit notamment la généralisation des réseaux de soins (»managed care»). Le groupe parlementaire avait soutenu ce texte.

Mais vendredi, le comité central de l'UDC a recommandé son rejet à la majorité des deux tiers, après un débat animé.

Liberté de choix du médecin

Les conseiller nationaux Guy Parmelin (VD) et Toni Bortoluzzi (ZH) ont soutenu en vain que le «managed care» renforce la position du médecin de famille. Selon eux, ce système accroît la qualité des soins tout en réduisant les coûts de la santé.

Le libre choix du médecin et l'opposition à de nouvelles réglementations dans la santé publique ont finalement pesé lourd, les doutes sur les économies réelles aussi. Le conseiller national Christoph Mörgeli (ZH) en a appelé à la responsabilité individuelle.

Les délégués ont suivi le choix du comité central. Les sections vaudoise, st-galloise et de Bâle-Campagne s'étaient elles aussi déjà prononcé pour le «non».

Pas de «bradage de la Suisse»

A l'unanimité moins une abstention, les délégués ont en revanche appuyé l'initiative de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) «Accords internationaux: la parole au peuple!». Ils ont suivi le conseiller national Luzi Stamm (AG).

Ce dernier a invoqué les erreurs des politiques, une meilleure résistance des citoyens aux pressions de l'étranger et le spectre d'une «adhésion rampante» de la Suisse à l'UE. Le conseiller fédéral Hans Fehr (ZH) a appelé avec succès à dire «non au bradage de la Suisse».

Par 415 voix contre 15 et quelques abstentions, les délégués ont dit «oui» à l'initiative «Accéder à la propriété grâce à l'épargne- logement». Le conseiller national Hans Egloff (ZH) les a convaincus, vantant le modèle de Bâle-Campagne, seul canton à pratiquer l'épargne-logement.

Ce système facilite un large accès à la propriété sans plomber les recettes fiscales.

(ats)

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