06.07.2020 à 08:31

Formule 1Surprise: on a assisté à un magnifique début de saison!

On s’attendait à une procession des Mercedes. En réalité, le Grand Prix d’Autriche fut très animé, avec 9 abandons sur 20, et de nombreux problèmes, même pour ceux qui ont terminé!

par
Sport-Center

Norris signe le meilleur tour

Pour Lando Norris, la troisième place de Spielberg, compte quasiment comme une victoire. Personne n’attendait le jeune Britannique à un tel résultat. Il le doit en partie aux abandons devant lui, mais aussi aux 5 secondes de pénalité infligées à Lewis Hamilton (pour un accrochage avec Alex Albon qui a éliminé ce dernier).

Son écurie avait prévenu Lando Norris qu’il devait terminer moins de 5 secondes derrière Lewis Hamilton s’il voulait monter sur le podium. Donnant tout ce qu’il avait, le pilote McLaren a dû passer la Racing Point de Sergio Perez puis foncer! Il a signé le meilleur tour absolu dans le tout dernier tour du Grand Prix, et termine avec… 198 millièmes d’avance virtuelle sur le pilote Mercedes, ce qui lui a valu de monter sur le podium – lui aussi virtuel en raison de la pandémie de Covid-19.

Lando Norris (McLaren orange) a fini par dépasser Sergio Perez (Racing Point Rose) pour s'emparer de la troisième place. Image: AP.

Lando Norris (McLaren orange) a fini par dépasser Sergio Perez (Racing Point Rose) pour s'emparer de la troisième place. Image: AP.

«J’ai eu de la chance, c’est grâce à mon meilleur tour à la fin, et au fait que Lewis était bloqué derrière Valtteri (Bottas) qui assurait!», a reconnu Lando Norris. Un nom à retenir cette saison.

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Les deux Mercedes à un cheveu de l’abandon

Après la course, Toto Wolff, le patron de Mercedes, a avoué que l’écurie allemande avait eu chaud: «Dès le départ, on a vu un sérieux problème sur la voiture de Valtteri (Bottas). C’est un truc qui peut entraîner une coupure immédiate de la voiture. On ne savait pas ce que c’était, puis ça a commencé sur la voiture de Lewis. On savait juste que c’était lié aux vibrations, alors on leur a demandé de ne pas passer sur les vibreurs. A un moment, on a pensé que nous ne terminerions pas la course, avec aucune des deux voitures… On a eu chaud. Par contre, les ingénieurs m’ont dit qu’il existait peut-être une solution à appliquer pour la prochaine course.»

Valtteri Bottas a beaucoup ralenti en fin de course. Image: AP.

Valtteri Bottas a beaucoup ralenti en fin de course. Image: AP.

En fin de Grand Prix, Valtteri Bottas a beaucoup ralenti, permettant inconsciemment à Lando Norris de monter sur la troisième marche du podium. Si le Finlandais était allé plus vite, son équipier aurait sans doute conservé une place sur le podium. «Oui, mais Valtteri n’était pas au courant de la situation de Lewis, justifie Toto Wolff. Nous ne lui avions rien dit, il essayait simplement d’épargner sa voiture jusqu’à l’arrivée. De toute façon, chez Mercedes, nous ne donnons jamais de consignes d’équipe pour favoriser l’un ou l’autre de nos pilotes.»

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Mattia Binotto avoue une faiblesse du moteur

Le Grand Prix d’Autriche aurait pu se solder par un désastre pour Ferrari. La tenue de route de la SF1000 est à l’évidence très mauvaise, et les rumeurs veulent que le moteur Ferrari ait perdu environ 100 chevaux par rapport à l’an dernier, en raison de l’accord secret trouvé entre la Scuderia et la Fédération Internationale de l’Automobile (la FIA) pendant l’hiver, accord qui a contraint Ferrari a modifier profondément son moteur.

Sebastian Vettel a été à la peine pendant toute la course. Image: AFP.

Sebastian Vettel a été à la peine pendant toute la course. Image: AFP.

Parti 11e, Sebastian Vettel a été à la peine pendant toute la course, multipliant les freinages ratés et les travers avant de terminer en tête-à-queue. «Pour être honnête, je suis heureux de n’avoir fait qu’un seul tête-à-queue», lâchait le quadruple champion du monde. «J’ai perdu l’arrière plusieurs fois. Ce n’était pas du tout ce que nous aurions voulu, et la voiture n’était plus du tout la même que celle que je pilotais vendredi. Il va falloir déterminer pourquoi.»

En terminant deuxième, Charles Leclerc a sauvé la journée de Ferrari, mais de l’aveu même du Monégasque, il a dû mener la meilleure course de sa carrière et bénéficier de plusieurs abandons pour terminer si bien placé.

Chez Ferrari, Mattia Binotto, le patron, ne voulait parler que de problèmes de châssis, samedi soir, au terme des qualifications. Mais après la course, il a changé de discours: «Les qualifications ont été très mauvaises, et forcément nous n’allions pas vivre une belle course. On va analyser les données pour la semaine prochaine, et on amènera peut-être des évolutions. On se qualifie à une seconde de la pole-position en perdant huit dixièmes dans les lignes droites! C’est décevant, mais je suis surtout déçu par l’ampleur des écarts. La performance des moteurs n’est plus aussi bonne.» Les équipes clientes de Ferrari, Haas et Sauber, s’en sont effectivement rendu compte!

Luc Domenjoz

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