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TéléphonieSwisscom pourrait se passer de la Confédération

Pour le boss de l'opérateur, l'essentiel est d'avoir un actionnaire majoritaire tourné vers l'avenir et pas dirigiste. Peu importe lequel.

Urs Schaeppi, le CEO de Swisscom, ici lors d'un bilan de l'entreprise, en février dernier.

Urs Schaeppi, le CEO de Swisscom, ici lors d'un bilan de l'entreprise, en février dernier.

Keystone

Urs Schaeppi pourrait tout à fait vivre avec une participation minoritaire de la Confédération dans son entreprise. Le patron de Swisscom peut très bien s'imaginer avoir un autre actionnaire majoritaire que Berne.

«Le principal est d'avoir un investisseur orienté sur le long terme et que cet actionnaire nous accorde toute liberté entrepreneuriale. Si ces deux exigences sont satisfaites, je suis ouvert à tout actionnaire», explique Urs Schaeppi. Il s'exprimait dans le magazine économique «ECO», qui a diffusé vendredi soir des bribes de son interview sur le site internet de la radio et télévision suisse alémanique SRF. L'entretien sera diffusé dans son intégralité lundi.

Aux yeux du chef de l'opérateur, la question de savoir si la Confédération doit rester majoritaire dans la société est en premier lieu une discussion politique. Mais Swisscom est content de l'avoir comme actionnaire principal car elle lui laisse la liberté nécessaire à la marche des affaires.

Privatisation demandée

Publié début décembre, un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) proposait une privatisation totale de l'opérateur suisse. Selon l'OCDE, en tant qu'ancienne entreprise monopolistique, le groupe bénéficierait de parts de marché plus importantes que ses concurrents.

Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) va examiner la proposition de l'OCDE de privatiser la société. Dans un entretien paru dans la «NZZ am Sonntag» début janvier, sa directrice Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch affirmait qu'il était nécessaire de savoir si la stratégie de la Confédération satisfait aux exigences actuelles.

Berne doit également se poser la question d'un éventuel conflit d'intérêts lorsque des entreprises publiques se diversifient dans le numérique en dehors de leur mission de service public, expliquait-elle alors. La directrice du SECO faisait par là référence implicitement à la nouvelle plate-forme publicitaire qui réunit Swisscom, Ringier et la SSR.

(ats)

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