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GenèveSyndicats et employés des TPG descendent dans la rue

Huit jours après la grève générale qui a paralysé les Transports publics genevois (TPG), les syndicats et les employés de la régie publique mettent la pression.

Les employés et syndicats des TPG sont descendus dans la rue

Les employés et syndicats des TPG sont descendus dans la rue

Keystone

Ils étaient près de 350 personnes des syndicats et employés des Transports publics genevois (TGP) à défiler jeudi 27 novembre au centre-ville pour protester contre de futurs licenciements.

«Mesures d'économie sur le dos du personnel des TPG: pas question!», pouvait-on lire sur la banderole, qui flottait en tête de cortège. Le défilé parti du dépôt de la Jonction s'est déplacé sans incident jusqu'à l'Hôtel-de-Ville. Les manifestants ont copieusement sifflé et hué le conseiller d’État à la tête des transports Luc Barthassat.

«Barthassat t'es foutu, les TPG sont dans la rue», ont-ils scandé. Ils ont exigé le retrait du contrat de prestation 2015-2018 qui doit être discuté au Grand Conseil la semaine prochaine. Ce contrat prévoit, selon les syndicats, une diminution des prestations liée à la baisse des tarifs acceptée en votation populaire.

«Le Conseil d’État veut appliquer de manière punitive et revancharde la baisse des tarifs en coupant dans le budget TPG», relèvent les syndicats. Ils dénoncent une suppression de 131 postes, dont 63 licenciements ainsi qu'une baisse des prestations des TPG au détriment des usagers.

«Il ne faut pas toucher au service public», a déclaré Valérie Solano du Syndicat du personnel des transports (SEV). «Tant que nos revendications ne sont pas satisfaites, nous continuerons», a poursuivi la secrétaire syndicale du SEV.

Forte mobilisation

Le SEV est à l'origine de la grève de mercredi dernier. Le mouvement a été rejoint par les deux autres syndicats actifs aux TPG, soit Transfair et l'Association syndicale indépendante du personnel (ASIP). Les autres syndicats et les partis de gauche ont aussi exprimé jeudi leur solidarité avec le personnel des TPG.

La manifestation a rassemblé autant du personnel technique que des chauffeurs, a relevé Alain Perroud, président de Transfair. Les collaborateurs ont utilisé leur temps de pause ou leur congé pour participer au cortège.

Selon ce chauffeur, la mobilisation est forte au sein de l'entreprise. Une proposition de prime de 250 francs offerte par la direction pour des chauffeurs volontaires en cas de grève aurait selon lui très mal passé auprès de la base.

«Ils ont essayé d'acheter nos collègues pour casser la grève», a insisté Vincent Leggiero, président de la section SEV-TPG. Ces propos ont immédiatement déclenché les sifflets des manifestants.

Service minimum

Le Département des transports (DETA) a demandé à la direction des TPG de prévoir un service minimum en cas de grève. Ce service minimum, qui garantit la mise en circulation d'un tiers des véhicules, devrait être au menu d'une réunion prévue vendredi entre les syndicats et le DETA.

Mais selon les syndicats, assurer un service minimum est «une vue de l'esprit». Il pose notamment d'importants soucis de sécurité pour les chauffeurs qui devraient être injectés dans le réseau, a relevé Alain Perroud.

(ats)

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