Coronavirus: Syndrome inflammatoire chez plus de 60 enfants en Suisse
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CoronavirusSyndrome inflammatoire chez plus de 60 enfants en Suisse

Cette complication liée à la Covid-19 est l’une des rares à affecter les plus jeunes. Vu l’évolution de la pandémie, les scientifiques s’attendent en outre à une augmentation des cas.

par
Michel Pralong
Les enfants atteints par le virus sont presque toujours asymptomatiques. Mais il arrive qu’un mal, le PIMS-TS, apparaisse quelques semaines après la contamination.

Les enfants atteints par le virus sont presque toujours asymptomatiques. Mais il arrive qu’un mal, le PIMS-TS, apparaisse quelques semaines après la contamination.

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Au début de la pandémie, on pensait que les plus jeunes enfants étaient peu touchés par la maladie, de graves symptômes n’étant que très très rarement observés. Mais quelques mois plus tard, une complication a semblé apparaître chez certains et qui ne figurait pas parmi les symptômes connus du coronavirus.

Le système immunitaire des enfants en question réagit de manière excessive à des protéines virales qui restent dans le corps. Quelques semaines après avoir eu une infection asymptomatique par le coronavirus, l’enfant est atteint d’une maladie fébrile souvent accompagnée de symptômes gastro-intestinaux et d’une éruption cutanée ou une conjonctivite. De nombreux enfants présentent des symptômes similaires à un choc toxique, à savoir un dysfonctionnement cardiaque et une vasoplégie (paralysie des fibres musculaires des parois vasculaires). C’est ce que les médecins ont appelé le syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique, qui est lié temporairement au coronavirus.

Soins intensifs nécessaires

Les premiers cas de ce PIMS-TS, comme on le nomme, ont été traités en Suisse à la fin du printemps 2020, comme lematin.ch s’en faisait l’écho à l’époque. Mais ce 2 février, la task force Covid-19 de la Confédération a publié un communiqué dans lequel on apprend que, à fin 2020, ce sont plus de 60 enfants qui ont été diagnostiqués avec le PIMS en Suisse. Le plus souvent, cela a nécessité une admission aux soins intensifs pédiatriques. Et cela n’est sans doute pas fini.

En effet, selon la task force, «bien qu’il s’agisse d’une maladie relativement rare, nous nous attendons à une augmentation des cas au vu de la situation actuelle de l’épidémie». Toutefois, précise le communiqué, malgré la condition des enfants atteints par ce syndrome, les soins intensifs ont permis généralement un rétablissement complet. Reste que l’on ignore encore quels seront les résultats à long terme de ce traitement.

Des tests cliniques sur les malades

Une large consultation des milieux intéressés a permis d’établir une série de lignes directrices pour diagnostiquer correctement et traiter ces cas de PIMS. Mais pour savoir précisément quels sont les meilleurs traitements à apporter, la task force recommande en conclusion de pratiquer des essais cliniques sur les enfants atteints par ce syndrome.

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