Agrochimie: Syngenta et ChemChina fournissent des garanties
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AgrochimieSyngenta et ChemChina fournissent des garanties

L'Union européenne a reçu des informations supplémentaires dans le cadre de la fusion annoncée entre les deux grands groupes.

Le géant chinois a fait une offre d'achat à Syngenta, l'an passé.

Le géant chinois a fait une offre d'achat à Syngenta, l'an passé.

Keystone

Syngenta et ChemChina ont fourni des garanties aux autorités de la concurrence de l'Union européenne (UE) afin d'obtenir un feu vert à leur processus de fusion en cours. Ces «engagements» ont été soumis lundi, rapporte mardi le site internet de la Commission européenne. Aucun détail n'est fourni quant à cette démarche.

«Syngenta confirme que des remèdes liés à l'accord avec ChemChina ont été soumis à la CE. Nous ne ferons pas d'autre commentaire», a dit un porte-parole du groupe bâlois de semences et de pesticides. «ChemChina et Syngenta restent pleinement engagés dans l'opération et sont confiants dans sa réalisation.»

Derniers obstacles

Un porte-parole du géant public chinois de la chimie a déclaré à Reuters que le détail des remèdes soumis à Bruxelles était confidentiel. Le mariage Syngenta-ChemChina a annoncé il y a près d'un an. L'opération porte sur environ 43 milliards de dollars (43,2 milliards de francs au cours actuel).

Elle a déjà été approuvé par des autorités de plusieurs grands marchés, aux Etats-Unis (uniquement par une commission chargée de trancher sur les enjeux pour la sécurité nationale) et en Australie entre autres.

Les points mis en avant par la Commission européenne sont considérés comme l'un des derniers obstacles réglementaires, avec la décision des autorités antitrust américaines.

Recherche de «mesures correctives»

Le 3 janvier, la Commission européenne a prolongé le délai d'examen du processus de reprise de l'agrochimiste bâlois Syngenta par le géant chinois ChemChina au 12 avril. Ce report doit laisser le temps aux parties de discuter de «mesures correctives».

Le plus souvent, il s'agit pour les entreprises concernées de vendre une partie des activités, afin de ne pas contrevenir aux prescriptions en matière de concurrence.

Pour Ioannis Kokoris, professeur de droit et d'économie à la Queen Mary University de Londres, une cession d'Adama, filiale spécialisée de ChemChina, constitue la solution la plus simple pour répondre aux préoccupations exprimées par Bruxelles.

«Le fait que ChemChina ne l'ait pas encore fait suggère qu'il essaie d'éviter une cession totale d'Adama, peut-être en vendant un certain nombre d'activités importantes», dit-il. «L'autre hypothèse, c'est qu'il a accepté de céder Adama et qu'il discute maintenant de remèdes supplémentaires.»

(ats)

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