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GuerreSyrie: Assad prêt à coopérer avec Trump

Le président syrien prévient toutefois qu'il faut «attendre de voir» la future politique américaine vis-à-vis de la Syrie.

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Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

AFP
Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

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Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

AFP

Le président syrien Bachar el-Assad s'est dit prêt à coopérer avec Donald Trump dans la lutte contre les islamistes. Il a toutefois prévenu qu'il fallait «attendre de voir» si le futur président américain allait changer la politique américaine vis-à-vis de la Syrie.

Réagissant pour la première fois à l'élection du milliardaire à la présidence américaine il y a une semaine, Bachar el-Assad a jugé que Donald Trump avait tenu des propos prometteurs sur la nécessité de combattre les islamistes en Syrie, «mais pourra-t-il tenir sa promesse?», s'est-il interrogé.

«Que deviennent les forces contraires au sein de l'administration?», a déclaré le président syrien, évoquant «des lobbies et des puissances» rivaux lors d'une interview à une chaîne de télévision portugaise, dont des extraits ont été diffusés mardi par la télévision d'Etat syrienne.

«Assad tue l'EI»

«C'est pour cette raison que nous sommes très prudents dans notre jugement à son égard (...) mais disons que s'il combat les terroristes, bien sûr, nous serons ses alliés, un allié naturel avec les Russes, les Iraniens», a ajouté Bachar el-Assad.

Pendant sa campagne, Donald Trump s'est interrogé sur la pertinence de soutenir les rebelles. Il a minimisé le but officiel de Washington, qui réclame le départ de Bachar el-Assad, et il a aussi observé que s'il n'aimait pas le président syrien, que M. «Assad tue l'EI» avec l'Iran et la Russie.

Dans une interview à la BBC, l'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, estime que le président élu américain a raison de vouloir travailler avec la Russie contre l'Etat islamique en Syrie. Il l'exhorte toutefois aussi à favoriser des réformes politiques pour empêcher le groupe djihadiste de recruter davantage.

Une victoire à long terme contre l'EI requiert une «approche complètement nouvelle», fait valoir le diplomate italo-suédois. «En d'autres termes, une sorte de décentralisation politique en Syrie. Autrement, beaucoup d'autres gens, malheureux en Syrie, pourraient rejoindre Daech alors qu'ils sont en train de combattre Daech», dit-il, employant l'acronyme arabe de l'EI.

Staffan de Mistura évoque un système décentralisé à l'irakienne, où les Kurdes auraient une certaine autonomie et où les musulmans sunnites ne se sentiraient pas privés de leurs droits.

(ats)

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