Moyen-Orient: Syrie: les pourparlers reprennent à Genève
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Moyen-OrientSyrie: les pourparlers reprennent à Genève

Les précédentes séries de pourparlers n'ont pas abouti à des avancées concrètes alors que se poursuit à Astana le processus parallèle lancé par Moscou, la Turquie et l'Iran.

La délégation du gouvernement syrien a été la première à ouvrir la septième série de pourparlers à Genève. Les parties reviennent dans un climat de violences apaisé après la trêve au sud du pays décidée, loin du Palais des Nations, par les Etats-Unis et la Russie.

L'ambassadeur syrien à l'ONU à New York Bachar al-Jaafari est arrivé lundi en milieu de matinée pour rencontrer l'émissaire de l'ONU sur la Syrie Staffan de Mistura. Il n'a fait aucune déclaration contrairement à l'Italo-Suédois qui a souligné que la semaine allait être «intensive».

Les précédentes séries de pourparlers à Genève n'ont pas abouti à des avancées concrètes. Les parties doivent avancer dans les quatre «paniers» d'un gouvernement de transition, d'une nouvelle Constitution, d'élections contrôlées par l'ONU et de la lutte contre le terrorisme.

Arrivée dimanche à Genève, la délégation du principal groupe d'opposition syrienne du Haut Comité des négociations (HCN) a admis avoir de «modestes attentes». Pour elle, la priorité sera de pouvoir maintenir le processus politique de Genève face aux «tentatives de la Russie de détourner l'attention à Astana», a dit l'un de ses porte-parole Yehia al-Aridi.

Millions de déplacés

Le processus parallèle dans cette ville kazakhe lancé par Moscou, la Turquie et l'Iran a accouché de 4 zones de «désescalade». Si les violences dans ces régions ont diminué, les trois puissances n'ont toutefois pas réussi à trouver un arrangement sur l'application de cet accord.

Dans le sud, la trêve décidée par les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine au G20 semble être honorée pour le moment. L'ONU souhaite également pouvoir profiter de l'impact de cette mesure.

Mais les Etats-Unis souhaitaient surtout se reconnecter à Moscou, acteur fort dans le conflit syrien, après la destruction d'un chasseur syrien par un avion américain près de Raqa. L'attention se porte désormais sur la reprise de cette ville à l'Etat islamique (EI).

En plus de six ans, les violences ont fait plus de 320'000 tués. Près de 450'000 déplacés et 31'000 réfugiés sont rentrés chez eux depuis début janvier, selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Mais 12 millions de personnes qui ont fui ont toujours besoin d'assistance, dont plus de 5 millions de réfugiés.

(AFP)

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