Affaire Nono: «Ta peine ne fait que commencer, fils de p...»
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Affaire Nono«Ta peine ne fait que commencer, fils de p...»

Douze ans que la famille du Cap-Verdien poignardé en pleine rue à Vevey attendait le face-à-face avec le Kosovar qui l’a tué lors d’une rixe. Audience émotionnelle.

par
Evelyne Emeri
La famille à son arrivée au tribunal hier matin. De g. à dr., la conjointe de Nono et mère de leur fils, la sœur de la victime, sa mère et son frère.

La famille à son arrivée au tribunal hier matin. De g. à dr., la conjointe de Nono et mère de leur fils, la sœur de la victime, sa mère et son frère.

Sébastien Anex

L’homme, âgé aujourd’hui de 35 ans, présente bien. Tiré à quatre épingles, Samir*, le Kosovar, a la mine grise. Prévenu de meurtre, il a fui durant neuf ans. Deux ans au Kosovo, où le sommelier est repéré par la justice vaudoise, puis nouvelle cavale direction la Belgique, où il travaille durant sept ans dans un kebab du campus de Louvain-la-Neuve sous une fausse identité.?C’est au détour d’un contrôle ordinaire qu’il se fait serrer en septembre 2013, extrader vers la Suisse et emprisonner. C’est dire si la famille de Nono, le surnom du défunt, est survoltée. Le deuil, l’attente de l’arrestation et, depuis hier, le début du procès. A leur arrivée, aux premiers flashes des photographes, tous crient déjà leur douleur. A l’intérieur, ce sera pire.

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