Commerce - Taïwan veut rejoindre le traité transpacifique
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CommerceTaïwan veut rejoindre le traité transpacifique

La demande d’adhésion de Taïwan se heurtera probablement à l’opposition de Pékin, qui considère l’île comme faisant partie de son territoire.

Le mois dernier, la présidente Tsai Ing-wen a déclaré que Taïwan «s’attendrait à des obstacles politiques» pour adhérer au CPTPP

Le mois dernier, la présidente Tsai Ing-wen a déclaré que Taïwan «s’attendrait à des obstacles politiques» pour adhérer au CPTPP

AFP

Taïwan a demandé à rejoindre un important accord commercial transpacifique, le CPTPP, ont confirmé jeudi des responsables, quelques jours après que la Chine eut déclaré qu’elle souhaitait aussi devenir membre de l’accord.

Signé par 11 pays d’Asie-Pacifique en 2018, le Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) est le plus grand pacte de libre-échange de la région. Il représente environ 13,5% de l’économie mondiale et 500 millions de personnes.

«La plupart des pays membres sont les principaux partenaires commerciaux de Taïwan, représentant plus de 24% du commerce international» de l’île, a déclaré aux journalistes Lo Ping-cheng, un porte-parole du gouvernement. «Taïwan ne peut pas rester à l’écart du monde et doit s’intégrer dans l’économie régionale», a-t-il ajouté.

Une semaine après la Chine

L’accord a succédé à un traité précédent dont les États-Unis s’étaient retirés en 2017, sous la présidence de Donald Trump. Taïwan fait pression depuis des années pour rejoindre le pacte, qui lie l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, le Pérou, la Nouvelle-Zélande, Singapour et le Vietnam. Cependant, les onze membres du CPTPP devront parvenir à un consensus pour permettre à Taïpei d’y adhérer.

Cette demande officielle intervient moins d’une semaine après celle de la Chine, alors que Pékin est en conflit avec un grand nombre de pays occidentaux. Jeudi, Canberra a déclaré que la Chine devait mettre fin au gel des contacts avec les hauts responsables politiques australiens si elle espérait adhérer au pacte.

La demande d’adhésion de Taïwan se heurtera probablement à l’opposition de Pékin, qui considère l’île comme faisant partie de son territoire et a juré de s’en emparer un jour, par la force si nécessaire. Depuis l’élection en 2016 de la présidente Tsai Ing-wen, qui considère Taïwan comme une nation souveraine, Pékin a intensifié la pression économique, militaire et diplomatique sur l’île.

Tous les membres du CPTPP entretiennent des relations diplomatiques officielles avec Pékin, et non avec Taïpei, mais les menaces croissantes de la Chine envers Taïwan ont suscité une sympathie internationale pour l’île parmi les puissances occidentales. Le mois dernier, Tsai Ing-wen a déclaré que Taïwan «s’attendrait à des obstacles politiques» pour adhérer au CPTPP, mais que des alliés régionaux tels que le Japon avaient accueilli favorablement le désir de Taïpei d’y adhérer.

(AFP)

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