Actualisé

ChablaisTamoil licencie davantage de salariés et vend tout

Tamoil a décidé de vendre tout ce qu'il possède dans le Chablais. La gare de chargement et les lieux de stockage sont donc aussi à reprendre. Le canton demande un délai plus long pour trouver un repreneur.

par
AEC-

La délégation du personnel de la raffinerie de Collombey (VS) a dit jeudi 29 janvier à la direction de Tamoil sa détermination à obtenir un plan social à la hauteur de ses attentes. Les négociations proprement dites débuteront le 5 février prochain. En plus de la raffinerie, la gare et les lieux de stockage sont aussi à vendre.

Durant la rencontre de jeudi, la délégation du personnel de la raffinerie a demandé à la direction de Tamoil d'indiquer rapidement à chaque salarié la date de son licenciement. Une mesure qui devrait atténuer un tant soit peu l'incertitude dans laquelle sont plongés les plus de 260 employés, dont 25 occupent des postes administratifs à Genève.

La délégation du personnel a aussi demandé à Tamoil de décharger les salariés fragilisés par la situation en endossant l'entière responsabilité en matière de sécurité, a indiqué à l'ats Blaise Carron, secrétaire du syndicat Unia.

Davantage d'objets à la vente

La délégation, composée de 35 personnes, a également exigé des clarifications quant à une vente éventuelle de la raffinerie. Tamoil a précisé que non seulement la raffinerie était à vendre, mais également la gare qui permet d'acheminer la production, ainsi que les citernes de stockage.

Pour le personnel, c'est un élément plutôt positif, tant il semble difficile de trouver un repreneur pour la raffinerie toute seule. Le réseau de stations-service reste, lui, toujours exclu de la vente.

Le canton demande un délai plus long

Le gouvernement valaisan souhaite prolonger d'un mois le délai pour trouver un éventuel repreneur pour la raffinerie de Collombey (VS), fixé pour l'heure au 31 mars. Il invite également Tamoil à reconsidérer la question du chômage technique.

Lors de sa rencontre avec le canton, le 27 janvier, la direction de Tamoil a campé sur sa position en refusant le chômage technique. Après réflexion, le canton revient à la charge jeudi: «(...) le recours au chômage partiel dès le mois de mai ne devrait pas être totalement écarté», indique-t-il dans un communiqué.

Le canton indique également demander à Tamoil une prolongation du délai de présentation d'offres. Autant de mesures qui doivent permettre «de préserver le savoir-faire des collaborateurs du site de Collombey».

Votre opinion