Pandémie - Télétravail et masques doivent faire leur retour, plaide un spécialiste
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PandémieTélétravail et masques doivent faire leur retour, plaide un spécialiste

Pour l’épidémiologiste Christian Althaus, la Suisse devrait prendre des mesures tout de suite plutôt que d’en prendre des plus drastiques plus tard.

Pour Christian Althaus (médaillon) le retour au télétravail est aujourd’hui nécessaire.

Pour Christian Althaus (médaillon) le retour au télétravail est aujourd’hui nécessaire.

iStock/Université de Berne

Alors que le nombre de cas continue d’augmenter fortement, lépidémiologiste de l'Université de Berne Christian Althaus prévient que l’hiver à venir s’annonce difficile sur le front de la pandémie de coronavirus. Pour lui, le risque de surcharge des hôpitaux est toujours dactualité et il faudrait prendre des mesures sans tarder.

En Suisse, plus dun million de personnes ne sont pas vaccinées et peuvent être infectées, avec le risque de développer une maladie grave, explique-t-il dans une longue interview donnée ce jeudi à la «NZZ». Et de juger une surcharge du système de santé «tout à fait réaliste», avec une possible «situation critique dici Noël au plus tard».

«Nous savons maintenant quil vaut la peine de réagir tôt pour éviter des interventions drastiques plus tard», plaide Christian Althaus. Il ne recommande pas de remède de cheval comme le confinement des non-vaccinés actuellement en vigueur en Autriche, mais estime que le retour au télétravail et une extension de l’obligation du port du masque en intérieur seraient nécessaires.

Vaccin obligatoire pour les soignants

Pour le spécialiste, une vaccination obligatoire des soignants mériterait aussi d’être examinée.

S’il ne se montre pas optimiste pour les jours à venir, Christian Althaus l’est davantage pour l’année prochaine et pense que le pays atteindra «une large immunité» au printemps. Par contre il note que comme aucun vaccin n’est efficace à 100% il y aura toujours des personnes en réanimation dans les hôpitaux, 50 à 200 patients, estime-t-il. Et pour longtemps. Avec des établissements de santé qui doivent donc s’adapter à cette nouvelle réalité.

(R.M.)

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