France: Tentative de bise: condamné pour violences aggravées
Publié

FranceTentative de bise: condamné pour violences aggravées

Un Grenoblois était jugé pour avoir essayé d’embrasser une inconnue sur la joue.

par
R.M.
La tentative de bise a eu lieu dans le hall de la gare de Grenoble.

La tentative de bise a eu lieu dans le hall de la gare de Grenoble.

GoogleMaps

Le 28 septembre dernier dans le hall de la gare de Grenoble, un homme de 33 ans avait passé son bras autour des épaules d’une jeune femme et avait tenté de lui faire la bise. La femme s’était dégagée de son étreinte. L’homme était ivre et ne portait pas de masque, précise «Le Dauphiné». Des agents de la SNCF étaient intervenusil les avait insultés.

Plus tard cet homme diagnostiqué schizophrène avait prétendu qu’il avait cru connaître la jeune femme qu’il avait tenté d’embrasser. Pour ces faits il était poursuivi pour tentative d’agression sexuelle et vient d’être jugé au tribunal correctionnel de Grenoble.

Une agression sexuelle?

Mais une tentative de bise est-elle vraiment une agression sexuelle? Non, selon l’avocate du prévenu, qui a plaidé «l’absence de volonté de commettre un acte de nature sexuelle». Mais oui, selon la représentante du ministère public présente à l’audience. «Le fait de vouloir embrasser quelqu’un contre son gré, même sur la joue, revêt un caractère sexuel», a-t-elle avancé, explique le quotidien français. Elle a cependant ajouté que si les juges ne suivaient pas cette analyse les faits pourraient être requalifiés en «violences sans incapacité par une personne en état d’ivresse manifeste».

C’est finalement les «violences aggravées» qui ont été retenues, écrit «Le Dauphiné». Le prévenu a été reconnu coupable «d’outrages et violences sans incapacité par une personne en état d’ivresse manifeste». Il a écopé de quatre mois de prison assortis d’un sursis probatoire et d’une amende de 200 euros.

Votre opinion

34 commentaires