28.09.2020 à 16:34

SuisseTest d’une nouvelle méthode de traitement du cancer

Un nouveau type de radiations mis au point à l’Institut Paul Scherrer permettrait d’épargner aux cancéreux de nombreuses semaines de traitement.

La chercheuse Serena Psoroulas avec le dispositif qui lui permet de tester la nouvelle méthode FLASH. 

La chercheuse Serena Psoroulas avec le dispositif qui lui permet de tester la nouvelle méthode FLASH.

PSI

Des chercheurs de l’Institut Paul Scherrer (PSI) ont testé une nouvelle méthode de traitement du cancer par radiothérapie. Des irradiations protoniques ultrarapides et fortement dosées pourraient épargner aux patients de nombreuses semaines de traitement.

La nouvelle méthode, intitulée FLASH (éclair en français), se focalise sur une irradiation unique, ultracourte et fortement dosée, explique le PSI lundi dans un communiqué. C’est au CHUV que le premier patient au monde a été traité avec cette méthode pour le traitement de tumeurs malignes de la peau. Cette procédure a été menée avec l’aval de l’Académie suisse des sciences médicales (ASSM).

Contrairement aux faisceaux d’électrons, les protons utilisés par le PSI atteignent aussi des tumeurs situées dans les profondeurs du corps. Ils peuvent être stoppés de manière précise à un endroit de l’organisme, où ils déploient leur effet maximal sur les cellules cancéreuses.

Raccourcis et moins lourds

En cas de réussite, les traitements pourraient être largement raccourcis et seraient moins lourds pour les patients. «Si le principe devait fonctionner, les patients ne devraient venir que pour un nombre limité de séances d’irradiation, seulement une à cinq fois dans l’idéal, poursuit Damien Weber, médecin-chef et directeur du centre de protonthérapie de l’institut Paul Scherrer.

En raison de l’extrême brièveté de l’irradiation, la technique FLASH peut être utilisée même dans des tissus comme ceux des poumons qui bougent à chaque respiration. La technologique doit toutefois encore subir de nombreuses années de tests et de développement avant de devenir un traitement de routine chez les patients.

(ATS/NXP)

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