Actualisé 05.07.2019 à 14:18

TGV à Vallorbe: confiance restaurée selon Berne

Suisse

Le Conseil fédéral estime que le dossier TGV via Vallorbe est en bonne voie. Une convention sera bientôt signée. Pour les grandes lignes, CFF et BLS cherchent ensemble une solution.

La suppression d'une liaison TGV Paris-Lausanne via Vallorbe avait suscité la colère côté vaudois et au sein de la région Bourgogne-Franche-Comté.

La suppression d'une liaison TGV Paris-Lausanne via Vallorbe avait suscité la colère côté vaudois et au sein de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Keystone

Le dossier TGV Paris-Lausanne sort de la crise. Après une table ronde, la confiance est «restaurée». Le retour d'une 4e liaison via Vallorbe (VD) reste un objectif sur une ligne pérennisée. «C'est une immense satisfaction», souligne Nuria Gorrite. «La mobilisation politique a porté», commente vendredi la présidente du gouvernement vaudois interrogée après le communiqué diffusé à Berne.

Signature en septembre

Selon l'Office fédéral des transports (OFT), la table ronde qui s'est tenue jeudi à Dijon (F) a permis «de renouer le dialogue (...), de restaurer la confiance et de garantir la transparence pour l'avenir». Une feuille de route a été élaborée et une convention sera signée en septembre.

Pour mémoire, les changements annoncés par TGV Lyria pour fin 2019, en particulier la disparition d'une des quatre liaisons Paris-Lausanne via Vallorbe, avaient suscité la colère en Suisse romande et dans la Région Bourgogne-Franche-Comté. Depuis des mois, les relations étaient tendues, à coups d'interviews et de communiqués.

«Un saut énorme»

«Nous avons été entendus, c'est un saut énorme», se félicite Nuria Gorrite. «Le principe de revenir à une quatrième liaison via Vallorbe reste un objectif, ce n'est pas refusé par Lyria, si la demande du marché le justifie». De plus, la ligne TGV du Jura est «pérennisée», alors que Vaud craignait d'autres mauvaises surprises, relève la conseillère d'Etat.

Un train TER supplémentaire aller-retour sera mis en service pour l'horaire 2020 sur la ligne Vallorbe-Dôle-Dijon. Il permettra de rejoindre le TGV et d'arriver à Paris avant 09h00, ce que demandait la clientèle ayant une journée de travail prévue à Paris.

Comité de suivi

Pour les deux ans qui viennent, un comité de suivi, composé notamment d'élus, s'occupera de «monitorer» cette ligne. La qualité de la desserte, les tarifs seront observés de près, avec la garantie d'une entreprise qui travaille à livre ouvert, selon Nuria Gorrite.

En outre, la Région Bourgogne et le canton de Vaud vont plancher afin de mettre sur pied un deuxième train des frontaliers Pontarlier-Vallorbe. La question Neuchâtel-Frasne sera traitée par un comité à part.

Tous les partenaires

La table ronde de Dijon était présidée par Anna Barbara Remund, vice-directrice de l'OFT. Elle a réuni outre Nuria Gorrite, Marie-Guite Dufay (présidente de la Région Bourgogne), Fabien Soulet (directeur général de Lyria), Armin Weber (responsable du trafic voyageurs international aux CFF) et Eric Cinotti (directeur régional Mobilités Bourgogne pour la SNCF). Neuchâtel était représenté par Olivier Baud, chef du service cantonal des transports.

Grandes lignes: les CFF et les BLS unis

Par ailleurs, les CFF et les BLS ont repris le dialogue sur leur future collaboration dans le trafic de grandes lignes. Les CFF demandent donc au Tribunal administratif fédéral de suspendre leur recours contre une décision de l'Office fédéral des transports sur le sujet.

En juillet 2018, les CFF avaient déposé un recours auprès du Tribunal administratif fédéral contre la décision de l'Office fédéral des transports (OFT) d'attribuer deux lignes longue distance à l'entreprise BLS. Il s'agissait des concessions pour les lignes Bienne-Berne et Berne-Berthoud-Olten (BE).

Depuis quelques semaines, les deux entreprises s'entretiennent cependant à nouveau de façon constructive, afin de trouver une solution fondée sur un accord commun, indiquent vendredi les CFF dans un communiqué. Elles espèrent présenter une proposition de solution appropriée au troisième trimestre de cette année.

C'est pourquoi les CFF ont demandé la suspension de leur recours. La suspension d'une procédure en cours ne signifie toutefois que son interruption provisoire.

(ats)

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