«The Pedestrian», notre premier coup de cœur jeu vidéo de l’année
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Jeu vidéo«The Pedestrian», notre premier coup de cœur de l’année

Un piéton stylisé est pris au piège de panneaux de signalisation dans un environnement urbain. Aussi bon pour la tête qu’épatant pour les yeux et les oreilles.

par
Jean-Charles Canet

Bande-annonce de «The Pedestrian».

Skookum Arts

Il est de ces «petits» jeux vidéo, plus de réflexion que d’action, qui passent comme ça sous notre regard et qui, de prime abord, ne suscite qu’une vague curiosité. Suffisante néanmoins pour le lancer (pour autant que le jeu soit intégré à un catalogue sous abonnement qui n’impose pas une dépense supplémentaire). C’est ce qui nous est arrivé dernièrement avec «The Pedestrian». Sorti en janvier 2022 sur Xbox, bien après des versions adaptées à d’autres plateformes, on l’a juste téléchargé depuis le Game Pass de Microsoft en pensant y consacrer quelques minutes avant de le renvoyer dans les oubliettes avec l’étiquette «Bof», «Déjà vu», «Déjà pratiqué» ou «Il y a mieux ailleurs». Quelques jours après, le jeu mobilise toujours notre logique, notre jugeote, notre mémoire et, un peu, notre dextérité. Sans lassitude aucune.

Sous les panneaux, la ville

«The Pedestrian» est un piéton stylisé qui sous les impulsions de la manette (voire du clavier lorsque pratiqué sur un ordinateur) se déplace de panneau en panneau de signalisation dans un environnement urbain animé. Autrement dit, il doit se rendre d’un point A à un point B. Pour y parvenir il doit surmonter des obstacles: surélévations, portes verrouillées, machineries à alimenter… Les premiers pas sont un jeu d’enfant, les suivants grandissent en complexité. Les panneaux, d’abord unitaires, deviennent alors multiples, il faut les ordonner et les relier logiquement pour parvenir à l’issue. Les mécanismes aussi se complexifient jusqu’à parvenir cuits à cœur. Mais, même avec le gameplay impeccable que nous venons de décrire, cela n’aurait sans doute pas été suffisant

Une direction artistique harmonieuse

Ce qui différencie «The Pedestrian» et le propulse dans la catégorie supérieure tient à ses graphismes, à ses animations, aussi à son ambiance sonore, bruitages et, surtout musique. Les passages d’un panneau à l’autre, des égouts aux entrepôts à la rue glissent en douceur. Les bruits de la ville, soit le monde extérieur inaccessible au petit bonhomme, rythme ses efforts. Et la musique, déjà en soit remarquable, ondoie en volume. Elle diminue lors des phases de réflexion, comme si le jeu était en pause, et augmente de volume pour marquer l’action et les succès. C’est une direction artistique exceptionnelle, fruit de choix simples mais judicieusement amalgamés, qui conduisent à cette harmonie.

Il va sans dire qu’on vous conseille chaleureusement la pratique de cette pépite.

Conçu et édité par Skookum Arts LLC, «The Pedestrian» est disponible dans les biomes Xbox (One et Series), PlayStation (4 et 5) mais aussi sur Windows, Linux et Mac OS. Une sortie ultérieure est prévue sur Switch.

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