Motocyclisme – Thomas Lüthi: «De toute l’année, je n’ai jamais eu un feeling aussi bon»
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MotocyclismeThomas Lüthi: «De toute l’année, je n’ai jamais eu un feeling aussi bon»

Dimanche, à 12h20, le pilote bernois prendra le départ de son dernier GP en sixième place sur la grille. Sa meilleure performance depuis deux ans. Interview.

par
Jean-Claude Schertenleib
Thomas Lüthi a dû patienter jusqu'à la dernière course pour réaliser sa meilleure qualification de la saison.

Thomas Lüthi a dû patienter jusqu'à la dernière course pour réaliser sa meilleure qualification de la saison.

Getty Images

La dernière fois que Thomas Lüthi s’était élancé sur l’une des deux premières lignes de la grille de départ, c’était le 17 novembre 2019, sur ce même circuit de Valence. Cinquième des essais à 213 millièmes de la pole position, il avait terminé deuxième de la course, derrière le Sud-Africain Brad Binder. Deux ans plus tard, il rêverait de reproduire cette performance ce dimanche, à l’occasion de sa dernière course.

Thomas, on ne peut que vous féliciter. Quel est le sentiment qui prédomine après cette performance (6e chrono des qualifications, à 135 millièmes de la pole position)?

Cela montre que je peux encore rouler vite et cela, c’est le plus beau. En une semaine (ndlr: son GP d’Algarve avait été très difficile, conclu à la 19e place), j’ai l’impression d’avoir opéré un tournant de 180 degrés.

Que se cache-t-il derrière ce spectaculaire revirement?

Un immense travail de toute l’équipe. Vendredi, je suis tombé durant la première séance d’essais libres et le choc a été douloureux au bas du dos. Physiquement, je n’étais pas à 100% ce matin (samedi), mais dès le début de Q1 (ndlr: la première phase des qualifications, pour ceux qui ne s’étaient pas assurés d’une place dans le top 14 après la séance libre matinale), j’ai trouvé une moto totalement différente. Le plaisir est revenu immédiatement.

Et qui dit plaisir, dit... performance?

Vous savez, de toute l’année, je n’ai jamais eu un feeling aussi bon. Et cela, c’est génial.

La grande différence, c’est quoi?

Nous avons travaillé sur le grip arrière, mais c’est toujours l’avant qui donne, ou qui ne donne pas, comme ces derniers mois, confiance. Ici, j’arrive à lâcher le frein très tard et la moto entre parfaitement dans les virages. Le «turning», c’est la clé.

On est donc obligés de vous demander vos ambitions pour cette dernière course

Alors là, ne vous attendez pas à ce que je quantifie une place, plutôt qu’une autre. Ce que je veux d’abord, c’est rester en selle jusqu’à l’arrivée. Puis avoir le maximum de plaisir, j’aimerais vraiment profiter des derniers instants de ma vie de pilote.

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