Dévoué: Thomas Wiesel: «On se marre, on fait les cons»
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DévouéThomas Wiesel: «On se marre, on fait les cons»

L'humoriste vient de passer une semaine avec l'association Handicamp qui regroupe des enfants en situation de handicap et des valides.

par
Fabio Dell'Anna
La mère de Thomas Wiesel a fondé ce camp il y a 35 ans.

La mère de Thomas Wiesel a fondé ce camp il y a 35 ans.

Sébastien Anex

Que fait un humoriste lorsqu'il décide de faire une pause dans sa carrière? Il part en colonie. Enfin, plus ou moins. Thomas Wiesel était dans le Jura la semaine passée, entouré d'enfants. On le voyait partager plusieurs stories sur Instagram, sans vraiment comprendre ce qui se passait (on l'apercevait même exécuter une magnifique chorégraphie en slip de bain moulant rayé).

Non, il ne le fait pas pour l'argent

Lundi, il a décidé de s'expliquer, suite aux nombreuses questions sur le réseau social. «Non, je ne suis pas devenu moniteur de colo. Et non, je ne fais pas ça car j'ai besoin d'argent suite à l'échec de ma carrière», nous lâche-t-il en rigolant avant d'ajouter: «Et ce ne sont pas mes enfants.»

Il s'agit du camp de l'association Handicamp qui a lieu une semaine durant l'été et un week-end l'hiver. «Ma mère l'avait fondée il y a 35 ans. Le but est de réunir des enfants en situation de handicap et des enfants valides entre 6 et 16 ans, afin de leur permettre de vivre une expérience enrichissante et de découverte des différences dans une bonne ambiance.»

Du zoo au tour en hélicoptère

Cette année par exemple, ils sont allés au zoo, à la piscine, ils ont fait du bateau sur le lac de Bienne ou encore de la peinture. «Si on a de l'argent, cela nous arrive même de faire un tour en hélicoptère ou du parapente.» L'humoriste de 29 ans a effectué son premier camp à 2 ans et n'en garde que de bons souvenirs. «Au début, je n'aidais pas beaucoup (Rires).» Mais à 16 ans il s'est occupé de la comptabilité et maintenant cela fait environ 10 ans qu'il est dans le comité, avec la deuxième génération de moniteurs.

«Cela fonctionne car ce n'est pas une association où les gens viennent faire une bonne action. C'est vraiment une espèce de famille. On se connaît hyper bien, on se marre, on fait les cons. Les jeunes adultes ne viennent pas se donner bonne conscience. On a tout autant de plaisir que les gamins, puis on fait le plein de bonnes énergies et de bonnes émotions.»

Il précise que l'organisation ne recherche pas de moniteurs supplémentaires, mais les enfants pourront s'inscrire au prochain rendez-vous, qui sera un week-end en janvier 2019, sur le site Internet. Ils peuvent venir accompagnés d'un membre de la famille ou d'un ami.

Dons et inscriptions via le site Internet

Concernant les dons, Thomas Wiesel explique que l'association reçoit une vingtaine de milliers de francs par an. Le donateur principal est la Loterie Romande. «Sauf quand on rate les délais. Ils ne déconnent pas avec ça. Mais on est tous bénévoles, donc ça nous arrive d'être un peu en retard», précise-t-il. Sinon, il y a des donateurs privés ou institutionnels.

Et pourquoi avoir décidé d'en parler aujourd'hui sur les réseaux sociaux? «J'aimerais juste montrer que l'on peut faire «des bonnes actions» et bien se marrer aussi. Ce camp c'est vraiment ça, ce n'est pas un sacrifice du tout. Et si ça peut donner envie aux gens de voir ce qui se passe dans leurs régions et de faire un truc cool, tant mieux.»

Avant de raccrocher, on prend soin de demander si sa pause dans sa carrière lui fait du bien. Le Vaudois répond rapidement: «Mes amis ne me reconnaissent pas. Je revis.»

Pour inscrire vos enfants ou envoyer un don, c'est par ici.

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