Berne: Tirs nourris contre les violences sexuelles
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BerneTirs nourris contre les violences sexuelles

Une demi-douzaine d’interventions au Parlement ciblent la problématique du harcèlement à la RTS ou dans les EPF.

par
Eric Felley
La Vaudoise Léonore Porchet (Verts/VD) est toujours à la pointe du combat contre le harcèlement dont sont victimes les femmes dans la société.

La Vaudoise Léonore Porchet (Verts/VD) est toujours à la pointe du combat contre le harcèlement dont sont victimes les femmes dans la société.

KEYSTONE/Alessandro Della Valle


«Harcèlement sexuel et abus de pouvoir systématiques à la RTS – comment réagit le Conseil fédéral?» La conseillère nationale Aline Trede (Verts/BE) a déposé une interpellation cette semaine concernant les affaires qui ont secoué la RTS depuis les révélations concernant Darius Rochebin et d’autres cadres de la RTS. Par ailleurs, les Verts ont déposé toute une série d’interventions liées au thème du harcèlement sexuel.

La Genevoise Isabelle Pasquier-Eichenberger (Verts/GE) veut étendre la question à l’Administration fédérale: «Cette problématique systémique de notre société démontre que bien souvent la culture entrepreneuriale de nos entreprises est empreinte de sexisme, créant ainsi un climat de tolérance envers le mobbing, le harcèlement et les agressions à caractère sexistes, ainsi que la discrimination liée au genre.» Dans une interpellation, elle pose une série de questions sur le nombre de cas, les procédures ou les sanctions.

Dans une autre interpellation, Valentine Python (Verts/VD) s’interroge quant au harcèlement et au sexisme dans les Hautes Écoles et les Écoles polytechniques fédérales. Éléonore Porchet (Verts/VD) a déposé quant à elle une initiative parlementaire visant à «renforcer la protection contre le harcèlement sexuel», tandis que sa collègue Katharina Prelicz-Huber (Verts/ZH) souhaite la ratification rapide de la Convention de l’Organisation internationale du travail sur la violence et le harcèlement sur le lieu de travail.

Enfin, dans une interpellation, le Valaisan Mathias Reynard (PS/VS) s’interroge sur de nouvelles pistes pour lutter d’une manière générale «contre les violences sexistes et sexuelles». Il évoque la possibilité d’introduire la notion de «sexisme» dans article 261bis du Code pénal interdisant l’appel à la haine.

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