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MobilitéToilettes des CFF: la révolte gronde

La régie fédérale vient de lancer un grand sondage de satisfaction auprès de ses clients: sécurité, ponctualité et accès aux W.-C. Sur ce point, le bât blesse.

par
Elisabeth Eckert
Selon les CFF, 96% des W.-C. sont opérationnels. Ce n’est pas le sentiment de beaucoup d’usagers.

Selon les CFF, 96% des W.-C. sont opérationnels. Ce n’est pas le sentiment de beaucoup d’usagers.

Sabine Papilloud/LMD

François Meylan, directeur financier: «Je voyage entre Lausanne et Genève quotidiennement en train avec un abonnement général, comme pendulaire, mais aussi à d’autres heures, notamment le soir après un event. Et c’est arrivé plus d’une fois que le régional de seconde partie de soirée avait sa seule toilette condamnée ou particulièrement sale. Encore hier, je me suis demandé comment les CFF n’ont pas plus de vergogne que ça. D’où ma seconde question, est-ce aussi ainsi pour Zurich?»

Philippe Monnier, consultant et administrateur: «Je prends le train presque tous les jours. Je trouve que, dans les régionaux, il n’y a pas assez de toilettes: il y en a un seul par rame et ce dernier est de temps de temps en panne.»

Les régionaux pénalisés

Voilà deux témoignages, en on, que nous venons de recueillir, après avoir entendu nombre de plaintes d’usagers et d’usagères des CFF ces dernières semaines. Cécile et Maude, parmi d’autres, se sont particulièrement indignées, elles qui, étudiantes, doivent penduler quotidiennement sur la ligne Lausanne-Palézieux.

Devant des toilettes quotidiennement fermées après 19 heures, elles s’en sont ouvertes à un contrôleur de train qui leur a répondu: «C’est une nouvelle politique des CFF. On ferme les W.-C. le soir pour éviter les ennuis.» Nouvelle politique, visant à empêcher les gens à utiliser les toilettes des trains en soirée? Des ennuis? Quels ennuis? «Le Matin Dimanche» a voulu en avoir le cœur net, à l’heure où la mobilité est devenue le maître mot et où le confort minimal dans les transports en commun est un moindre droit au vu des prix imposés (3860 francs l’abonnement général 2e classe et 6300 francs en 1re).

Pour en savoir plus, consultez le site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L’application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad.

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