Basketball: Tony Parker: «J'aimerais arriver à vingt saisons»
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BasketballTony Parker: «J'aimerais arriver à vingt saisons»

Le légendaire basketteur des Spurs, de passage dans les Alpes à l'initiative de son horloger Tissot, a dit stop à l'équipe de France. Mais il a encore faim de jeu et de victoires

par
Simon Meier
Jungfraujoch (BE)
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La star française de NBA Tony Parker (à dr.) est présentée à ses futurs adversaires au sommet du Jungfraujoch.

La star française de NBA Tony Parker (à dr.) est présentée à ses futurs adversaires au sommet du Jungfraujoch.

Sébastien Anex
Tony Parjer était fier d'entrer dans l'histoire: «C'est la première fois qu'on joue au basket à cette altitude (3454 mètres)!»

Tony Parjer était fier d'entrer dans l'histoire: «C'est la première fois qu'on joue au basket à cette altitude (3454 mètres)

Sébastien Anex
Tony Parker à propos de son expérience: «Mettre des paniers avec la neige tout autour, c'est sympa.»

Tony Parker à propos de son expérience: «Mettre des paniers avec la neige tout autour, c'est sympa.»

Sébastien Anex

Tony Parker, est-ce que même l'immense «TP» se sent un peu petit, comme ça, devant la Jungfrau?

Ah là, oui, bien sûr. Se retrouver dans un environnement comme ça, franchement, c'est génial. Je remercie Tissot de me faire vivre une journée inoubliable. Voilà, on est entré dans l'histoire: c'est la première fois qu'on joue au basket à cette altitude (ndlr: 3454 mètres). Mettre des paniers avec la neige tout autour, c'est sympa.

En tout cas, ça change de Rio... Avez-vous digéré votre défaite olympique avec la France, en quart de finale face à l'Espagne?

C'est digéré. Il faut tourner la page, de toute façon. La saison des Spurs va commencer, c'est ça la vie de sportif: on enchaîne les hauts, les bas, et il faut continuer à avancer.

Donc vous n'allez pas faire une «Lionel Messi»?

C'est à dire?

C'est à dire prendre sa retraite internationale avant de revenir sur sa décision.

Moi, ça fait quand même seize de passés en équipe de France, donc c'est différent. Non, je ne reviendrai pas sur ma décision.

Quand on a déjà tout gagné comme vous, et même plusieurs fois, quelle est la motivation à continuer?

Gagner encore. J'adore gagner des titres, c'est ce qui me fait avancer et, à San Antonio, j'ai eu la chance de tomber dans une équipe qui peut gagner chaque année. Je pense qu'on a encore des chances pour cette saison.

Même sans Tim Duncan?

Il va beaucoup nous manquer, il est irremplaçable. Mais bon, on a réussi à faire signer Pau Gasol, ça va nous aider. On sait que tout peut arriver sur une saison, c'est la beauté du sport.

Donc vous visez un cinquième sacre en NBA?

Pour terminer en beauté, ce serait génial.

Terminer? Vous disiez un jour vouloir jouer jusqu'à 40 ans. Est-ce toujours d'actualité?

Peut-être pas 40. J'aimerais bien faire encore quatre ou cinq ans, pour arriver à vingt saisons. Après, voilà, j'ai déjà préparé ma reconversion, en tant que président de l'ASVEL (ndlr: Villeurbanne, champion de France en titre). L'académie avance, la nouvelle salle aussi. C'est important, en tant que sportif, de penser à l'avenir.

Président de club, figure people, businessmann et, accessoirement, athlète de haut vol: comment faites-vous?

(Sourire). On ne vit qu'une fois. Donc on profite au maximum. J'ai la chance de faire un métier de passionné et j'essaie de vivre ma vie à fond.

Avec, en plus, le rôle du père à assumer puisque votre deuxième fils est né fin juillet. Comment ça se passe?

C'est génial, ça permet de relativiser, de voir la vie différemment.

En 2008, vous aviez publiquement soutenu Barack Obama avant les élections américaines. Cette année, vous avez un ou une favorite?

Euh... Cette année, j'attends de voir...

Le résultat?

(Il se marre). Non, pas le résultat, mais ce qui se dira avant l'élection.

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