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rugbyTop 14/Tournée: Rugby, baguettes et bouchons... Lydiate découvre la vie parisienne (MAGAZINE)

CARDIFF (Royaume-Uni), 08 nov 2013 (AFP) - "Vous connaissez le stéréotype du Français avec une baguette sous le bras, c'est exactement comme ça": le troisième ligne gallois Dan Lydiate, arrivé au Racing-Métro à l'intersaison, ne cesse de s'étonner du rugby français et de son nouveau quotidien parisien.

De retour au pays de Galles pour la tournée d'automne, Lydiate a raconté à ses compatriotes sa découverte de la France. Pour le joueur de 25 ans, qui a grandi dans la ferme familiale près de la petite ville de Llandrindod Wells, au centre de la Principauté, avant de rejoindre le club de Newport, la plus petite des quatre franchises galloises, le choc a été culturel et sportif. Toujours pas remis de "l'étrange" coutume des Français et de leurs baguettes, il se dit toutefois content de son nouveau "mode de vie plutôt agréable"... malgré les bouchons qui perturbent les courts trajets entre Antony (Hauts-de-Seine), où il réside, et le Plessis-Robinson où il s'entraîne. "Je vais peut-être devoir investir dans un scooter parce que la circulation peut être chaotique le matin. J'habite seulement à sept kilomètres du centre d'entraînement et ça peut me prendre jusqu'à 50 minutes pour y aller !", raconte-t-il. Arrivé dans le club francilien avec un fort contingent d'anglophones (son compatriote Jamie Roberts, l'Irlandais Sexton, le Tongien Tonga'uiha, les Sud-Africains Kruger et Mujati), il explique que "le plus dur, c'est la langue". "Les nouveaux entraîneurs (Laurent Labit et Laurent Travers) viennent de Castres et ne parlent pas trop l'anglais. J'ai compris la terminologie du rugby assez rapidement, mais souvent pendant leurs causeries, t'es assis là et tu ne comprends pas totalement ce qui se dit et quand ils te demandent, tu acquiesces et souris en disant Oui, j'ai compris ", sourit le joueur, 27 fois international avec le XV du Poireau et sélectionné trois fois cet été avec la prestigieuse sélection des Lions britanniques et irlandais. "Et on a aussi deux Sud-Africains (Bernard Le Roux et François van der Merwe) qui traduisent pour nous durant les entraînements. Si on a des problèmes, on leur demande. Tout le monde me fait me sentir vraiment comme chez moi", confie le meilleur joueur du Tournoi des six nations 2012, qui a également découvert une autre approche du rugby et du jeu. "Les entraîneurs sont tellement passionnés: à un moment, ils sautent de joie et la minute d'après ils sont presque en larmes, ça fait un gros contraste, raconte-t-il. C'est bien qu'ils soient passionnés de rugby, mais c'est assez différent de ce à quoi on est habitué" (au pays de Galles). "Et dans le jeu, il y a beaucoup d'engagement physique. Les matches peuvent être très lents ou partir sur un tempo très rapide, explique-t-il. On joue des équipes totalement différentes d'une semaine à l'autre: on peut passer de Toulon à une équipe de bas de tableau et on se rend compte en jouant contre ces équipes de bas de tableau qu'elles sont souvent les plus difficiles à battre." Durant les trois semaines de la tournée d'automne, il revient en terrain connu. Samedi face à l'Afrique du Sud au Millennium Stadium de Cardiff, il va revêtir le maillot du pays de Galles qu'il n'a plus porté depuis 17 mois après s'être cassé une jambe en fin d'année dernière. lp-sva/ep/sk

(AFP)

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