23.06.2016 à 11:52

JaponToshiba fait sa mue

La marque se restructure et va davantage se tourner vers la clientèle professionnelle.

ARCHIVES - PHOTO D'ILLUSTRATION, Keystone

Toshiba est connue du grand public pour ses ordinateurs portables, téléviseurs et appareils électroménagers. Mais dans les faits, elle est de moins en moins impliquée dans ces activités. Et sa réorientation vers la clientèle professionnelle va s'accentuer, a indiqué jeudi le nouveau patron du groupe.

«Avec la vente de l'électroménager et d'autres activités, la nature même de Toshiba va changer d'autant que nous allons nous tourner de plus en plus vers les professionnels (B to B)», a déclaré Satoshi Tsunakawa, qui vient de prendre ses fonctions. Il s'exprimait lors d'une rencontre avec des journalistes.

Sur le volet des ordinateurs, «nous sommes sortis des activités grand public à l'étranger et les trois quarts de nos ventes au Japon sont à destination des professionnels. Et je pense poursuivre dans la voie d'un redressement par nos propres moyens», a-t-il poursuivi.

Comptes falsifiés

En menant à bien la restructuration engagée, il assure vouloir restaurer «une gestion et une structure financière saines pour recouvrer la confiance», après que l'entreprise a été ébranlée par un vaste scandale de comptes falsifiés au cours des années 2008 à 2014. «Nous n'en sommes encore qu'à remonter la pente» pour sortir de cette affaire, a-t-il reconnu.

Ces malversations lui valent d'ailleurs une plainte en justice du fonds de pension de retraite gouvernemental (GPIF) qui se dit lésé par la chute de ses actions Toshiba en Bourse. Celui-ci réclame au groupe 964 millions de yens de dommages (8,6 millions de francs).

«Notre stratégie est de nous concentrer sur trois principales activités que sont l'énergie, les infrastructures sociales et le stockage de données (dont les mémoires flash)», a expliqué le patron de Toshiba.

Dans le domaine de l'énergie nucléaire, le groupe Toshiba (avec sa filiale américaine Westinghouse) espère construire 45 réacteurs dans les années à venir (dont huit déjà commandés), un objectif ambitieux que le patron explique par le potentiel du marché «compte tenu de la nécessité de réduire les émissions de CO2 et du fait des besoins en énergie des pays émergents». «Je crois cet objectif tenable», a-t-il conclu.

(ats)

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