France - Toujours aucune trace du meurtrier des Cévennes en fuite
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FranceToujours aucune trace du meurtrier des Cévennes en fuite

L’homme qui a abattu mardi son patron et un collègue est toujours en fuite malgré la traque de 350 gendarmes. Son profil est chaque jour plus inquiétant.

Engagés dans la traque du fugitif, les gendarmes sont toujours épaulés par des hélicoptères et des drones équipés de caméras thermiques ainsi que par neuf équipes cynophiles. 

Engagés dans la traque du fugitif, les gendarmes sont toujours épaulés par des hélicoptères et des drones équipés de caméras thermiques ainsi que par neuf équipes cynophiles.

AFP

Le double meurtrier des Cévennes, en fuite depuis trois jours et traqué par quelque 350 gendarmes, était toujours introuvable vendredi à la mi-journée et aucune trace de sa présence n’a pu être relevée, a-t-on appris auprès des enquêteurs. Si plusieurs signalements sont encore parvenus durant la nuit, dont certains «assez crédibles», les investigations sur le terrain n’ont finalement «rien donné» et les recherches étaient toujours en cours, a confirmé la porte-parole de la gendarmerie en Occitanie.

Pour rappel, l’homme a abattu mardi matin en leur tirant dans le crâne, son patron, avec lequel il était en conflit, et un collègue qui s’était interposé, dans la scierie du village cévenol des Plantiers, avant de prendre la fuite dans la forêt avoisinante.

Engagés dans la traque du fugitif, les gendarmes sont toujours épaulés par des hélicoptères et des drones équipés de caméras thermiques ainsi que par neuf équipes cynophiles, dont trois composées de chiens Saint-Hubert, aux capacités olfactives de pistage supérieures. De même, deux cartographes étudient en permanence les images des drones pour détecter les modifications qui pourraient avoir été apportées par un homme de passage, comme un éboulement dans un pierrier par exemple.

«Il veut jouer à Rambo»

Les gendarmes du Gard, renforcés par des collègues du GIGN de Paris et des antennes d’Orange (Vaucluse) et Toulouse (Haute-Garonne), ainsi que par plusieurs escadrons de gendarmes mobiles d’Antibes (Alpes-Maritimes), Roanne (Loire) ou encore Dreux (Eure-et-Loir), ratissent une zone de 225 kilomètres carrés, un carré de 15 kilomètres de côté autour de la commune des Plantiers (Gard), là où Valentin Marcone a abattu son patron et un de ses collègues, mardi matin, dans la scierie du village où il est employé.

Plus de trois jours après le drame, le profil du fugitif est de plus en plus précis et chaque jour plus inquiétant. A priori armé d’un pistolet, sans doute celui avec lequel il a commis ses deux meurtres, et d’un fusil équipé d’une lunette de visée, cet homme de 29 ans, marié et père d’une fillette d’un an, serait ainsi un excellent tireur, même si ce n’était en fait pas un chasseur.

«Il faisait du tir sportif, mais jamais aucune participation à aucune chasse sur la commune, c’était un solitaire, pas quelqu’un de sociable», expliquait ainsi vendredi Claude Legrand, président des chasseurs des Plantiers et vice-président des chasseurs du Gard, aux journalistes. «C’est un loup solitaire, (...) il veut jouer à Rambo (...) et il tire bien malheureusement. J’ai vu ses cibles et les impacts étaient bien placés», a-t-il ajouté.

Jeudi, un appel à témoins a été lancé par les enquêteurs, avec la photo du fuyard. Et son père a enregistré un message à sa destination, à l’initiative de la gendarmerie, pour l’appeler à se rendre.

(AFP)

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