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DirigeantsToujours plus de managers étrangers dans les firmes suisses

La part des dirigeants étrangers dans les plus grandes entreprises suisses continue à augmenter. Nombre d'entre eux viennent d'Allemagne.

Carsten Schloter, CEO de Swisscom.

Carsten Schloter, CEO de Swisscom.

Keystone

Fin 2011, 45% des membres de la direction des 115 plus grandes entreprises de Suisse étaient des étrangers, a déclaré lundi à Zurich Guido Schilling lors de la présentation de son étude. A la fin de l'an dernier, 32% des chefs étaient des Allemands ( 2 points de pourcentage).

Gudo Schilling s'étonne que l'économie suisse ait pu attirer également en 2011 des managers allemands. «Contrairement à 2009/ 2010, l'économie allemande va bien maintenant». En outre, des articles de médias d'outre-Rhin sur l'ambiance anti-allemande en Suisse auraient découragé des managers à s'y installer avec leur famille.

L'Allemagne est un réservoir idéal pour la recherche de forces dirigeantes, ajoute le recruteur. Selon lui, il n'y a pas assez de Suisses pour les postes à repourvoir et dans le top-management des multinationales, la nationalité est actuellement un pur hasard.

A fin 2011, deux tiers des patrons des 20 entreprises cotées au SMI étaient des étrangers. Dans les firmes les plus fortement capitalisées de Suisse, ce ne sont pas les Allemands qui dominent mais les Américains.

Conseils d'administration en mains suisses

Selon l'étude du spécialiste du recrutement, la situation est autre dans l'évolution des conseils d'administration des 89 plus grandes entreprises suisses. La part des étrangers se monte à 34%, en recul de 1 point de pourcentage par rapport à l'année précédente.

Pour M. Schilling, il est important que les membres du conseil d'administration connaissent la Suisse et son fonctionnement. Il faut par exemple être au fait du droit des obligations. Sans cette condition préalable, il est difficile de reprendre le poste d'un membre du conseil d'administration.

Pas assez de femmes

Si la part des dirigeants d'entreprises étrangers augmente dans les entreprises suisses, les femmes continuent à être peu nombreuses dans le top-management. Seule une femme dirige actuellement un groupe, soit Monika Ribar à la tête du transporteur Panalpina.

La part des femmes dans les 115 plus grandes entreprises de Suisse reste depuis sept ans bloquée à 5%, constate l'étude Schilling publiée lundi. Dans les conseils d'administration, elle a légèrement augmenté au cours de l'an dernier, passant de 10 à 11%.

(ats)

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