Publié

CyclismeTour d'Italie - 13e étape: Bouhanni piégé par Canola (COMPTE RENDU)

Par Jean MONTOIS Rivarolo Canavese (Italie), 23 mai 2014 (AFP) - La supériorité au sprint de Nacer Bouhanni a eu pour effet de faciliter la victoire d'un quasi-inconnu, l'Italien Marco Canola, vendredi, à Rivarolo Canavese, dans la 13e étape du Giro.

"Les autres équipes nous ont laissé faire le travail", n'a pu que constater le Français après avoir réglé le peloton pour la quatrième place, dans la petite ville du Piémont, en conclusion des 157 kilomètres. Canola et ses deux compagnons d'échappée, le Vénézuélien Jackson Rodriguez et le Français Angelo Tulik, ont préservé une avance de 11 secondes sur la ligne installée dans la petite ville du Piémont. Nantis d'un avantage de plus d'une minute aux 5 kilomètres, ils ont pu se disputer la victoire qui est revenue peut-être au plus fort, en tout cas au plus déterminé. A l'approche du dernier virage, l'Italien de 25 ans s'est fait un passage en jouant des épaules entre ses deux compagnons. A la sortie, il a produit son effort sans attendre, ce qui a interdit à ses deux rivaux de prendre l'aspiration. Canola a offert ainsi un succès très appréciable pour l'équipe Bardiani, l'une des (quatre) formations de deuxième division invitées par les organisateurs. "J'espère que c'est la première d'une longue série", a réagi le Vénétien qui, professionnel depuis 2012, avait frôlé le succès l'an passé à Matera. Il n'avait été repris que dans le faux-plat montant d'arrivée, dans une étape gagnée par l'Allemand John Degenkolb. L'échec de l'équipe FDJ.fr, rançon des succès à répétition de Bouhanni, a pris forme dans les 25 derniers kilomètres. L'orage de grêle passé, le peloton s'est rapproché à 1 min 45 sec de l'échappée de six coureurs lancée en début de course. Mais les coéquipiers de Bouhanni, mis à contribution, n'ont pas trouvé le secours attendu (ou espéré) pour combler l'écart. "Bouhanni, il l'a encore prouvé, est le plus rapide", a commenté Roberto Amadio, responsable de l'équipe Cannondale. Ce qui revient à lui laisser l'essentiel du poids de la course dans des étapes de plaine promises en théorie à un sprint. Dans les 10 derniers kilomètres, les équipes des candidats déclarés au maillot rose, porté par le Colombien Rigoberto Uran, se sont placées en tête du peloton pour limiter les risques. Sans conséquence sur le classement général. Samedi, le Giro rejoint au-dessus de Biella (nord) le sanctuaire marial d'Oropa, où le grimpeur italien Marco Pantani s'était livré à un coup de force ahurissant en 1999, six jours avant d'être exclu pour hématocrite non conforme. Retardé d'une trentaine de secondes par un saut de chaîne au pied de la montée, le "Pirate" (décédé en 2004) avait mené une course-poursuite folle pour devancer de 21 secondes le Français Laurent Jalabert. Si le Giro est déjà arrivé à quatre reprises à Oropa (la dernière fois en 2007, victoire de Bruseghin dans un contre-la-montre), le parcours de 164 kilomètres, à partir d'Agliè, comporte cette fois trois difficultés répertoriées. Avant l'ascension finale longue de 11,8 kilomètres (à 6,2% de pente moyenne). jm/cda

(AFP)

Ton opinion