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CyclismeTour de France - 14e étape: Matteo Trentin, le "lanceur" s'est lancé (PORTRAIT)

Par Simon VALMARY LYON (Rhône), 13 juil 2013 (AFP) - L'Italien Matteo Trentin, jeune coureur et l'un des "lanceurs" attitrés de Mark Cavendish dans les sprints, a pris sa part au festin de l'équipe belge Omega-Pharma sur le Tour de France en remportant avec beaucoup d'opportunisme la 14e étape.

Sa puissance est habituellement mise au service de Cavendish, qu'il met sur orbite, avec le Belge Gert Steegmans, dans la dernière ligne droite. Samedi, il a appliqué pour lui-même les leçons apprises depuis un an auprès du plus grand sprinteur du monde, qui est également son compagnon de chambrée sur le Tour. "Ce qu'il ma enseigné, c'est qu'il faut toujours attendre le bon moment pour lancer son sprint. Aujourd'hui (samedi) avec le sens du vent, c'était impossible de faire un sprint long. Je savais qu'il fallait attendre les 200 derniers mètres. C'est ce que j'ai fait et ça a fonctionné", raconte le coureur qui fêtera ses 24 ans le 2 août. Alors que tout le monde attendait le "briscard" suisse Michael Albasini, Trentin a jailli et surpris tout le monde au terme d'une longue échappée. Sa puissance et son habileté sur le vélo ont été développées lors de ses débuts en cyclo-cross, dont il a notamment été champion d'Italie juniors en 2006 avant d'épouser la carrière sur la route où il a été sacré champion d'Italie Espoirs en 2011. Passé pro au sein de l'équipe belge Quick Step (devenu Omega-Pharma) à l'été 2011, Trentin n'avait jamais véritablement brillé mais dessinait quelques belles promesses comme sa 5e place au Tour des Flandres Espoirs en 2011. Il avait été retenu comme remplaçant dans l'équipe italienne sur route pour les jeux Olympiques de Londres. Sa victoire à Lyon changera-t-elle sa carrière? "Je ne sais pas, je l'espère", explique cet étudiant en sciences sportives. Mais le coureur se cherche encore et demande de la patience avant de se spécialiser. "Il est encore trop tôt pour savoir vers quoi je vais me diriger. Je prends de l'expérience sur les classiques, les grands tours... J'ai deux coureurs auprès de qui je peux encore beaucoup apprendre: Mark (Cavendish) pour les sprints et Tony (Martin) pour les contre-la-montre, explique-t-il. J'aime beaucoup les classiques mais on verra plus tard. Il faut me laisser le temps de grandir." sva/jm/mam

(AFP)

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