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CyclismeTour des Flandres - Cancellara: "Ils avaient la pression !" (TROIS QUESTIONS)

AUDENARDE (Belgique), 06 avr 2014 (AFP) - Le Suisse Fabian Cancellara a dû s'adapter et changer ses plans dans le Tour des Flandres pour inscrire son nom une troisième fois au palmarès de la grande classique, son deuxième succès à un an d'écart à Audenarde.

Q: Est-ce le dénouement dont vous rêviez ? R: "J'espérais bien pouvoir arriver seul comme l'an dernier mais je n'y suis pas parvenu. J'ai attaqué deux ou trois fois sans pouvoir faire la différence et je ne pouvais pas faire plus. J'ai dû attendre le sprint, ce qui m'a rendu très nerveux. J'étais vraiment stressé. Je n'ai pas souvent gagné au sprint. Après l'arrivée, il y avait tout le monde qui m'attendait, la famille. Une émotion incroyable ! Ça veut dire encore plus que l'an passé. Gagner une fois le Tour des Flandres, c'est déjà quelque chose. Trois fois, c'est extraordinaire !" Q: Quelle était la tactique ? R: "Je me suis vite retrouvé seul à cause de la malchance, les chutes qui ont accablé notre équipe. Je n'avais pas beaucoup de soutien. C'est le cyclisme, ça ne se passe pas toujours comme on le souhaite... Quick Step (Omega Pharma) a pris très vite la course en mains. Je m'y attendais. Mais je me suis longtemps interrogé sur l'attitude à adopter face à cette situation. Est-ce qu'il fallait attaquer ou attendre que la sélection naturelle fasse son oeuvre ? Ce n'est jamais simple. J'ai essayé de faire la sélection. J'ai attaqué dans le Vieux Quaremont et j'ai réussi." Q: Comment s'est passé le final ? R: "Vandenbergh a attaqué, Vanmarcke aussi. Moi, je n'ai jamais essayé. Mais c'est parce que je n'avais pas les jambes pour le faire. Je me suis dit que ma chance était d'attendre le sprint, les derniers mètres, de jouer homme contre homme. Gagner cette guerre, c'est quand même magnifique. J'ai essayé de garder mon sang-froid. Pour Vanmarcke, c'était la première fois qu'il se retrouvait en lice pour la victoire dans le Tour des Flandres. Pour Vandenbergh, c'était la même chose. Van Avermaet était leader pour la première fois dans ces conditions. Ils avaient la pression !" Propos recueillis en conférence de presse. jm/bm

(AFP)

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