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SoutienTous avec lui!

Le cri du cœur de l'ex-prof de maths genevois exaspéré par les incivilités des cyclistes trouve un écho favorable auprès des autorités locales. Et de nombreux Romands.

par
Benjamin Pillard
La pétition de Ralf Latina sera traitée au Parlement genevois.

La pétition de Ralf Latina sera traitée au Parlement genevois.

Laurent Crottet/Le Matin

«Je ne peux qu'être d'accord avec ce monsieur Latina. Un usager de la route se doit de respecter la priorité des autres usagers. Il n'y a rien de plus mal éduqué que ces cyclistes zigzaguant à toute vitesse sur les trottoirs en frôlant les piétons.» Vous avez été plusieurs centaines à contribuer au débat lancé dans notre édition d'hier par Ralf Latina, citoyen genevois de 59 ans. Cet ancien prof de maths venait de déposer une plainte pénale à l'encontre d'une cycliste qui a failli le percuter à un passage pour piétons; une démarche qui faisait suite à une pétition que le quinquagénaire avait déposée ce printemps au Grand Conseil de son canton, demandant en substance à ce que les policiers sanctionnent davantage les incivilités de cyclistes.

A l'heure du «cycloterrorisme»

«J'avais utilisé le terme de cycloterroristes dans vos colonnes lorsque j'étais conseiller administratif, pour décrire un comportement très agressif et ouvertement dangereux, nous confie Pierre Maudet, conseiller d'Etat genevois PLR en charge de la sécurité. Cette réalité perdure hélas. Je constate même une recrudescence de ce comportement anormal. C'est un vrai problème, qui nécessite une politique plus répressive.» Le magistrat précise que le dossier est davantage du ressort de la police municipale.

«Nous n'avons pas les moyens d'être derrière chaque carrefour, réagit le conseiller administratif PDC Guillaume Barazzone, qui dit partager le point de vue du pétitionnaire. J'ai demandé que la police intervienne en particulier dans les parcs, où nous tolérons uniquement que les cyclistes roulent au pas. Car certains seniors ont peur, à juste titre.»

A Lausanne, la police sanctionne… lorsque le cycliste le veut bien. «C'est toujours délicat, admet le lieutenant Bernard Sigrist, adjoint au chef de division sécurité du trafic et stationnement. Comme ils fuient dans 80% des cas d'infraction, nous préférons ne pas les interpeller, pour ne pas les mettre en danger.» La pétition de Ralf Latina sera traitée au Parlement genevois, en septembre.

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