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DéveloppementTous les pays réduisent leur aide, sauf la Suisse

Les pays riches, secoués par la crise et tenus à l'austérité, coupent dans leurs budgets. Du coup, l'aide publique au développement subit sa plus forte réduction depuis 1997. Sauf en Suisse, où elle augmente.

Didier Burkhalter, ministre en charge du Département fédéral des affaires étrangères.

Didier Burkhalter, ministre en charge du Département fédéral des affaires étrangères.

Keystone

Berne consacre 0,45% de son revenu national brut (RNB) à l'aide publique au développement, soit 2,8 milliards de francs en 2012, selon un communiqué du DFAE. La Suisse figure ainsi au 10e rang des 24 pays membres du Comité d'aide au développement (CAD) constate l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), soit une progression d'un rang par rapport à 2011.

L'aide suisse au développement augmente en moyenne de 5% par an, selon le DFAE. Une hausse due à deux facteurs: d'une part, le fait que le Parlement accorde davantage de moyens afin d'atteindre l'objectif de 0,5% du RNB en 2015, d'autre part les coûts liés à l'accueil des requérants d'asile en Suisse, qui continuent de croître.

Forte baisse en Espagne et en Italie

Cette hausse contraste avec la tendance mondiale de diminution de l'aide aux pays pauvres. Celle-ci a connu en 2012 sa plus forte baisse depuis 1997, constate mercredi l'OCDE. Selon un bilan provisoire, l'aide publique au développement dans le monde a diminué de près de 4% sur un an, après une baisse de 2% en 2011 par rapport au niveau record de 2010.

«C'est aussi la première fois depuis 1996-1997 que l'aide se contracte pendant deux années successives», note l'OCDE.

Les plus fortes baisses ont été enregistrées auprès des pays frappés de plein de fouet par la crise, comme la Grèce (-17,0%), l'Espagne (-49,7%) ou l'Italie (-34,7%). Mais l'aide recule aussi chez le premier pays donateur, les Etats-Unis (-2,8%), et au Royaume-Uni, troisième bailleur de fonds (-2,2%).

(ats)

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