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VoileTransat Jacques Vabre - Josse et Caudrelier, la force tranquille (PAPIER GENERAL)

ITAJAI (Brésil), 18 nov 2013 (AFP) - Sébastien Josse et Charles Caudrelier, sur un trimaran d'une vingtaine de mètres, ont franchi les premiers lundi à Itajai (Brésil) la ligne d'arrivée de la Transat Jacques Vabre, au terme d'une course avalée en à peine plus de 11 jours, à une vitesse record.

A la barre du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild, l'un des deux voiliers les plus rapides et les plus grands (21,20 m) de la flotte, les deux Français ont bouclé cette régate océanique en 11 j 05 h et 03 min, passant la ligne à 15h03 locales (17h03 GMT). Ils ont parcouru la distance de 5.952 milles (environ 11.023 km) à l'impressionnante vitesse moyenne de 22,12 noeuds (40,09 km/heure). Josse (38 ans) et Caudrelier (39) ont remporté une victoire méritée, n'ayant abandonné que brièvement le leadership à leurs adversaires, au large des côtes nord de la Bretagne, entre Perros-Guirec et Le Conquet le 8 novembre, au lendemain du départ du Havre. Aux commandes de leur multicoque, dessiné par le cabinet VPLP, ils ont réalisé un authentique exploit en menant à deux une machine hyperpuissante, conçue à l'origine pour un équipage de six personnes. Selon Caudrelier, les MOD70 pourraient même être barrés en solitaire. "C'est faisable, a-t-il assuré, même si ce n'est pas donné à tout le monde". Et pourtant, "nous n'avons jamais pris de risques", a-t-il affirmé dans un entretien avec l'AFP, reconnaissant toutefois qu'ils avaient "plus poussé le bateau (qu'ils pensaient) le faire" avant le départ. "On a vite trouvé nos marques, a-t-il ajouté. Le tournant de la course, ça a sans doute été le cap Finisterre (au nord-ouest de l'Espagne, ndlr). C'est là que nous avons creusé l'écart" avec le tandem franco-irlandais Sidney Gavignet/Damian Foxall (Oman Air-Musandam), attendu dans la soirée de lundi avec le second MOD70 de la course. "Le bateau était super bien préparé et nous l'étions aussi", a-t-il poursuivi, affichant une étonnante sérénité. On a du respect l'un pour l'autre, il y a entre nous une énorme complicité. C'est un peu une histoire de couple". "Notre première satisfaction, c'est d'être arrivés à Itajai, a pour sa part indiqué Josse. La deuxième, c'est d'être restés devant (Gavignet/Foxall) du début jusqu'à la fin". "Nous avons imposé le rythme", a-t-il dit, notant que Caudrelier et lui avaient "peut-être plus de réserves" que leurs adversaires. Les premiers monocoques (Imoca de 18,28 m) ne sont attendus que dimanche à Itajai, où ils auront été logiquement précédés par d'autres trimarans, ceux de la classe Multi50 (15,24 m). Les monocoques de Class40 (12,18 m) suivront début décembre. Une flotte de 44 voiliers répartis en quatre classes (MOD70, Multi50, Imoca et Class40) avait pris le 7 novembre au Havre le départ de cette 11e édition de la TJV, avec cinq jours de retard sur le calendrier initial en raison d'une météo défavorable. heg/gv

(AFP)

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