Publié

Installations pétrolièresTransocean enregistre une forte perte

Le groupe américain de forage pétrolier en mer Transocean, dont le siège est à Zoug, a bouclé les neuf premiers mois de 2012 sur une forte perte nette.

ARCHIVES, Keystone

Sous le poids de correctifs de valeur et d’amortissements, Transocean a sombré dans les chiffres rouges après neuf mois en 2012. Le spécialiste américaine du forage pétrolier en mer, dont le siège est établi à Zoug, a essuyé une perte nette de 668 millions de dollars, contre un bénéfice net de 445 millions un an plus tôt.

La perte nette revenant aux actionnaires s’est elle chiffrée à 675 millions de dollars (636 millions de francs), contre 411 millions à l’issue des neuf premiers mois de 2011, a précisé lundi Transocean. Sur le seul 3e trimestre, le groupe coté à la Bourse suisse et à New York, a subi un débours net de 383 millions, contre un déficit de 21 millions durant la même période de l’an passé.

La perte reflète des amortissements et des correctifs de valeur pour un total de 880 millions de dollars, dont 878 millions de dollars liés à la cession en septembre dernier de 38 plateformes de forage en eau peu profonde et de deux navires de forage. Après neuf mois, le chiffre d’affaires est lui ressorti en hausse, passant en l’espace d’un an de 5,97 à 6,92 milliards de dollars.

De juillet à fin septembre le groupe a aussi accru les revenus des activités poursuivies, ces derniers s’établissant à 2,44 milliards de dollars, soit 450 millions de plus que celui du trimestre de référence de 2011. Au 2e trimestre 2012, ils s’étaient inscrits à 2,35 milliards de dollars. Démêlés judiciaires

La hausse du chiffre d’affaire résulte en partie d’une meilleure utilisation des capacités. Les revenus tirés des activités de forage ont ainsi augmenté de 136 millions de dollars au regard du trimestre précédent. Le groupe met cette évolution au compte d’un meilleur taux d’efficacité et des périodes d’interruption en diminution.

Stables en comparaison annuelles, les charges d’exploitation et de maintenance trimestrielles se sont quant à elles réduites à 1,34 milliard de dollars, contre 1,38 trois mois auparavant. Ce dernier chiffre ne comprend toutefois pas les provisions de 750 millions de dollars constituées au titre d’éventuels dommages-intérêts liés à l’accident Deepwater Horizon.

Pour mémoire, cette plateforme de forage située sur le gisement de Macondo, appartenait à Transocean et était opérée par le groupe britannique BP. Son explosion en avril 2010 avait provoqué une énorme marée noire dans le golfe du Mexique, la pire catastrophe écologique de l’histoire des Etats-Unis.

Dans le cadre des procédures judiciaires en cours concernant cet accident, Transocean a indiqué en septembre dernier qu’il tentait de négocier avec le Département américain de la justice un accord amiable de 1,5 milliard de dollars pour solder les poursuites dont le groupe fait l’objet. Des discussions qui n’ont pour l’heure pas abouti. Pas de prévision

Transocean n’a pas fait de prévision pour l’ensemble de l’année en cours. Le groupe américain a également dû récemment faire face à la justice brésilienne, laquelle a toutefois partiellement levé à fin septembre une première décision lui intimant de stopper les activités offshore de ses dix plateformes de forage sous contrat. Cette procédure était liée à une grave fuite de brut au large de Rio en novembre 2011.

Outre son siège de Zoug, Transocean est également présent à Vernier (GE), ainsi qu’à Houston et dans les îles Caïman. L’entreprise, qui emploie au total quelque 18’900 collaborateurs, est active au Etats-Unis, au Canada, au Vénézuela, au Brésil, en Afrique de l’Ouest, en Italie, au Royaume-Uni, en Norvège, dans la Mer Caspienne, en Inde, dans le sud-est asiatique et en Australie.

(ats)

Votre opinion